Info ou intox
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Bloc notes d'Yvan Roufiol dans le Figaro du 10 septembre 2004.
La France vue d'Italie article du 1er août 2004
La chronique de Clément Weill-Raynal du 21 juin 2004
Pierre-André Taguieff, écrivait dans le Figaro du 8 octobre 2001.
Jacques ATTALI De l'ingratitude 2004.
Chroniques du racisme ordinaire
L'affaire Mohamed Al Dura et FR2 (une autre vision que celle de l'AFP)
Les universités françaises et l'antisémitisme
Elections du Pape Benoît XIII. Que savons-nous du nouveau Pape? Peu de choses mais le Vatican a mis en ligne la préface que le cardinal Ratzinger avait écrit pour LE PEUPLE JUIF ET SES SAINTES ÉCRITURES DANS LA BIBLE CHRÉTIENNE.
Pour être au courant de l'actualité en Israël, il existe plusieurs lettres d'informations. Vous pouvez demander à Albert SOUED de vous inscrire sur la sienne.
Vous pouvez aussi voir Nuit d'Orient.
Les écarts entre Juifs et Arabes en Israël (ce qu on ne lit nulle part!!)
Boycott des produits israéliens
Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy Le Point du 08/02/02 à propos du livre de Guy Konopnicki
Une facture atteste les liens d'Arafat avec les attentats-suicides
La communication arme palestinienne
Le plan de paix saoudien (Sa légitimité par Michel GURFINKIEL)
Une question d'éducation le Figaro 02/02/02
L'analyse la plus complète sur la France A lire absolument
La passion, le nouveau film de Mel GIBSON
Jacques ATTALI signe un nouvel article intitulé De l'ingratitude.
Ceux qui, dans le christianisme ou l'islam, n'acceptent pas la dette à l'égard du judaïsme cherchent à le détruire.
Chacun a fait, au moins une fois dans sa vie, l'expérience pénible de voir quelqu'un qui lui devrait de la reconnaissance prendre le premier prétexte venu pour se fâcher, au moins pour se prouver à lui-même que l'autre n'est pour rien dans sa réussite. Cette ingratitude, fort humaine, est, à mon sens, à l'origine de l'antisémitisme et explique sa résurgence «alarmante», comme vient de le dire le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, ajoutant que «cette fois, le monde n'a pas le droit de garder le silence» et concluant que la recherche «d'une solution juste pour les Palestiniens n'empêche pas de devoir fermement désavouer tous ceux qui utilisent cette cause pour inciter à la haine contre les juifs, que ce soit en Israël ou ailleurs».
L'antisémitisme n'est pas un racisme comme les autres. Il ne se résume pas à une méfiance à l'égard des différences, à une répulsion envers l'étranger ou à une importation du conflit du Moyen-Orient. Il renvoie à quelque chose de très spécifique, qu'il convient d'affronter de face: certains trouvent encore intolérable d'admettre que le peuple juif se soit trouvé, à trois reprises, plus ou moins volontairement, un élément essentiel au patrimoine de l'humanité: le monothéisme, le marché et les lieux saints. Car il n'est pas faux de dire, même si c'est schématique, que les juifs ont été mis en situation d'avoir à prêter aux deux autres monothéismes, et à les partager avec eux, leur dieu, leur argent et leurs lieux saints.
Et comme la meilleure façon de ne pas rembourser un créancier, c'est de le diaboliser et de l'éliminer, ceux qui, dans le christianisme et l'islam, n'acceptent toujours pas cette dette à l'égard du judaïsme, se sont, à intervalles réguliers, acharnés à le détruire, attendant pour recommencer que le souvenir de l'élimination précédente se soit estompé.
C'est le cas aujourd'hui: soixante ans après la Shoah, il redevient possible pour l'un des plus grands philosophes chrétiens français, René Girard, d'expliquer dans la presse française tout le bien qu'il pense de la version antisémite de la Passion donnée par le film de Mel Gibson. Il devient possible pour des hommes politiques français de dire en privé (et de démentir en public) que l'Etat d'Israël n'a pas de légitimité historique. Il devient possible de banaliser la collaboration. Il devient possible, lors de l'anniversaire du Débarquement, d'embrasser des anciens combattants allemands portant le même uniforme que ceux qui, à la même minute, faisaient fonctionner les chambres à gaz. Il devient possible de mêler dans un même discours confus une opposition à Bush et à Sharon avec un antisionisme et un antisémitisme global, devenu réponse mythique à toutes les humiliations.
L'ingratitude conduit les membres d'une collectivité à ne plus se rendre service les uns aux autres: pourquoi aider son prochain si c'est pour attirer sa haine? Et, comme une société où personne ne rend service à l'autre est condamnée à la barbarie, la gratitude est la condition de la survie des sociétés. Tel est, par son martyre, le quatrième apport du peuple juif à l'histoire des civilisations.
Jamais, dans
la France d'après-guerre, les amalgames antijuifs n'ont circulé
dans autant de milieux sociaux en rencontrant aussi peu de résistance
intellectuelle et politique. Un mythe répulsif s'est internationalement
construit durant le dernier demi-siècle sur la base d'une figure
démonisée : "les Juifs-Israéliens-sionistes", inscrite
dans une opposition manichéenne massivement diffusée : les
victimes innocentes (Arabes-Palestiniens)/les bourreaux sanguinaires (Juifs-Israéliens).
Pour fonctionner avec une efficacité maximale, ce motif de propagande
s'articule à des amalgames polémiques en rafales : Juifs=sionistes(=Israéliens)
;
sionisme=colonialisme
et racisme ; Sharon=Hitler ; Israéliens=nazis.
Les vieilles
rhétoriques dites "antiraciste", "antiimpérialiste" et "antifasciste"
sont ainsi instrumentalisées, permettant de construire la figure
absolument diabolisée qu'est le Satan composite : Etats-Unis/Israël/
Occident.
On y reconnaît
la nouvelle grande vision populiste d'extension mondiale : les méchants
"riches" contre les bons "pauvres". Il s'ensuit que tous les ennemis des
"sionistes" sont en même temps les ennemis des "Américains"
et que ces ennemis ne sont que des "victimes" qui sont en état de
légitime révolte.
L'islamisme
est l'anticapitalisme des illuminés, métamorphosés
en fanatiques par le ressentiment contre l'Occident (catégorie incluant
l'entité sioniste), dont l'hégémonie de fait est perçue
par ces derniers comme une insupportable provocation. Le stéréotype
du "Juif riche", ainsi recyclé, fit oublier la réalité
des milieux ploutocratiques, qui, en particulier dans le monde arabo-musulman,
financent les réseaux islamistes et nombre d'organisations terroristes.
La nouvelle mythologie antijuive se fonde ainsi sur un dualisme manichéen
structurant l'opposition des deux entités : les Juifs méchants
par nature/les Palestiniens innocents par nature, ces deux types essentialisés
étant interprétés, selon divers couples d'opposés
permettant de développer en récit l'antithèse qu'ils
forment : "bourreaux/victimes", "dominateurs/dominés"/ "oppresseurs/opprimés".
Or, cette série d'oppositions est en train d'être religieusement
colorée par le schème "non-musulmans/musulmans", lequel permet
d'installer l'antithèse de style islamiste : "Occidentaux/croyants".
La lutte contre
l'impérialisme américain,conduite naguère par les
nationalistes et les marxistes du monde arabe, peut ainsi être traduite
en novlangue islamiste et célébrée comme combat final
contre les "judéo-chrétiens". L'hypothèse a été
justement faite qu'après la guerre des Six jours (juin 1967), un
"nouvel antisémitisme" avait entamé sa carrière autour
d'un mythe
conspirationniste
que j'ai appelé l'"antisionisme absolu", dont les deux grands foyers
étaient le monde arabo-musulman et l'empire soviétique. On
y retrouvait, agglutinés autour des figures démonisées
d'Israël et du sionisme (un "sionisme" fantasmé) un certains
nombre de thèmes d'accusation antijuifs traditionnels : les Juifs
complotent, ils visent la conquête du monde par tous les moyens,
ils sont cruels et sanguinaires par nature ( d'où la réactivation
de vieilles légendes : celle du "meurtre rituel", celle de l'empoisonnement
de l'eau ou des aliments), etc. Les multiples rééditions
«actualisées» du célèbre faux, Les Protocoles
des
sages de Sion
et leur diffusion massive dès l'automne 1967, témoignent
de l'émergence de cette configuration judéophobe.
Il n'est pas
exagéré de supposer que, depuis la fin des années
90, une seconde vague de »nouvel antisémitisme » balaie
laplanète, touchant l'Afrique non moins que l'Asie, radicalisant
et accélérant le passage de droite à gauche des motifs
judéophobes, qui ne cessent en outre de s'"islamiser". Les principales
caractéristiques de cette judéophobie planétaire sont
les suivantes :
1) Instrumentalisation
massive et virulente de l'antiracisme à des fins
antijuives, ce qu'a monstrueusement illustré la conférence
des Nations unies contre le racisme tenue à Durban (début
septembre 2001)
2) Banalisation
des représentations et des arguments annexes du négationnisme
(dénonciation de la « Shoah business »,etc)
3) Légitimation
empruntée non seulement au vieil antiimpérialisme de style
tiers-mondiste et à l'antiaméricanisme démonologique,
mais aussi aux critiques radicales de la mondialisation néo-libérale.
4) Interactions
avec la vision islamiste du monde (disons la vision panislamiste), dont
la stigmatisation d'Israël en tant que "petit Satan" vient se mêler
aux représentations démonisantes à l'occidentale du
«sionisme». Le nationalisme juif au contraire du nationalisme
palestinien ("juste lutte" de "libération nationale") est accusé
tour à tour ou globalement d'être un «colonialisme»,
un "impérialisme", un "racisme", un "fascisme"!
La détestation
croissante de la figure mythique "Juifs-Israéliens-sionistes" suit
les voies de l'expansion de l'islam, la haine antijuive s'étend,
tandis que se normalise quelque chose comme une nouvelle fascination de
l'Islam, d'extension planétaire. C'est là un fait psycho-social,
politico-culturel et géopolitique sur lequel il convient de s'interroger
précisément. Il n'autorise pas à sommairement
assimiler
religion musulmane et islamisme, lequel doit être identifié
et dénoncé comme un dévoiement fondamentaliste de
l'Islam et un mode d'instrumentalisation du produit de cette corruption
idéologique, portant sur des croyance religieuses respectables en
leur ordre.
L'islamisme
est une politisation biaisée des textes fondateurs de l'Islam. Ce
qui peut s'observer, et qui est fort inquiétant, c'est la multiplication
des zones d'équivocité où sont indéterminables
les frontières entre islam et islamisme.
Or, ces zones
d'équivocité sont aussi des zones de basculement, où
les convictions peuvent se traduire en mobilisations violentes ou en actes
terroristes. Dans le cas du christianisme, par exemple, la frontière
entre intégrisme et non-intégrisme est devenue claire, certes
fort tardivement(dans la seconde moitié de XXème siècle),
et ce grâce à un consensus de base sur le principe de laïcité
et à l'intériorisation, par les citoyens des sociétés
démocratiques/libérales, des valeurs individualistes/pluralistes.
La tâche
la plus urgente, dans les pays de culture musulmane, est de favoriser le
passage de régimes autoritaires ou despotiques à des Etats
de droit respectant le principe de séparation des sphères
(respectivement religieuse et publique) qu'est le principe de laïcité.
La question est sociale et politique plutôt que civilisationnelle.
Par ailleurs,
mais d'une façon convergente, dans les démocraties occidentales,
la légitime défense "antiraciste" des populations immigrées
contre les réactions xénophobes s'est subrepticement - certes
partiellement-transformée en complaisance à l'égard
des visions "antisionistes" équivoques fort répandues dans
les milieux de l'immigration d'origine maghrébine et africaine,
cette complaisance pouvant aller jusqu'à la connivence et à
l'empathie. C'est ainsi qu'aujourd'hui une forte imprégnation judéophobe
marque une partie significative de la gauche et de l'extrême gauche
des pays occidentaux.
Il importe
ici de rappeler la distinction entre une légitime critique -lorsqu'elle
est rationnellement argumentée- de la politique israélienne
et le rejet inconditionnel d'Israël fondé sur son irrationnelle
satanisation.
Une certaine
manière de fantasmer en même temps -au nom du partis pris
en faveur des "victimes" ou des "exclus"- la "lutte contre le racisme"
et la "lutte contre la mondialisation" conduit nombre d'individus, sans
toujours le savoir ni le vouloir, à rejoindre, portés par
la passion "antisioniste", le nouveau camp des antijuifs, où les
déclarés restent cependant infiniment moins nombreux que
les non-conscients et les masqués.
On peut en
reconstituer l'argument implicite fondamental : "Si Israël n'existait
pas, la paix et la justice règneraient au Moyen-Orient" auquel s'ajoute
l'argument subsidiaire selon lequel le terrorisme islamique n'aurait, par
effet de cette non-existence plus de justification ni même de raisons
d'être ( ce qui présuppose qu'il a actuellement des raisons
d'exister!).
La conclusion
pratique et programmatique d'une telle argumentation peut être ainsi
explicitée : "Israël est un pays en trop et doit disparaître".
On a déjà entendu, dans un passé qui n'est pas si
lointain, l'argument du même type : "Si les Juifs n'existaient pas,
il n'y aurait pas d'antisémitisme". Et la terrible conclusion normative
pouvait être logiquement déduite : "Les Juifs doivent disparaître".
La préférence
pour la cause palestinienne, lorsqu'elle devient exclusive et glisse vers
l'absolu, bref le propalestinisme mystico-mythique, se révèle
comme le vecteur de cet antisionisme absolu qui constitue l'une des nouvelles
manifestations de la judéophobie.
On constate
un étrange et inquiétant aveuglement des milieux politiques
(surtout à gauche) non moins que médiatiques, en France,
sur les nouvelles manifestations de la haine antijuive dans les populations
issues de l'immigration maghrébine et africaine, bref parme les
"jeunes des banlieues". Ceux qui ont entendu des slogans du type "A mort
les Juifs!" dans une manifestation parisienne , en octobre 2000, organisée
(à la République) en solidarité avec les Palestiniens
et au nom d'un "antiracisme" dévoyé ont compris que l'antisionisme
et la détestation d'Israël cachaient de moins en moins une
judéophobie ordinaire, dont les expressionspubliques et flagrantes
sont fort gênantes pour ceux qui les partagent à tel ou tel
degré.
Et pourtant,
le silence recouvre de telles manifestations de haine, un silence qui contraste
avec le bruit médiatique provoqué il y a peu par la moindre
des provocations xénophobes de style lepéniste, pourtant
très euphémisées. On a pourtant de bonnes raisons
de penser que cet aveuglement des élites de la représentation
et de la communication est le plus souvent volontaire et qu'il est motivé
non seulement par le "politiquement correct" à la française,
mais encore par de cyniques calculs électoraux. Tout se passe comme
s'il ne fallait surtout pas évoquer la multiplication des petits
actes antijuifs dans les "quartiers" (menaces, agressions), comme s'il
était impératif de ne pas s'interroger sur tel ou tel incendie
de synagogue,etc.
On entend parfois
des "responsables" déclarer qu'il convient de "ne pas jeter de l'huile
sur le feu", d'autres suggérer qu'il ne faut surtout pas provoquer
ni désespérer ces nouveaux "Billancourts" que sont les "banlieues".
Elégantes justifications de ce qu'il faut bien appeler une désertion,
un lâche évitement d'une situation qu'on laisse pourrir. L'antisémitisme
et la xénophobie anti-immigrés de style néo-fasciste
provoquent de violentes -et justifiées- réactions d'indignation,
la judéophobie d'obédience islamiste semble idéologiquement
inaudible ou négligeable.
S'il faut
éviter à tout prix de pratiquer l'amalgame entre islam et
islamisme (ou entre islam et terrorisme), il convient tout autant de dénoncer
l'amalgame entre Juifs, "sionistes" et "nazis" (ou racistes). Or,
dans l'espace public, on n'entend guère de voix qui s'élèvent
contre les amalgames polémiques visant les Juifs.
La lutte contre
l'antisémitisme, fixée sur le passé nazi depuis un
demi-siècle s'est endormie dans les discours commémoratifs
et un pseudo-antiracisme édifiant pour conférences internationales
consensuelles.
Revenons au
réel. L'installation planétaire progressive depuis, les années
60, d'une mythologie antijuive centrée sur la démonisation
d'Israël et du "sionisme" d'aujourd'hui portée et diffusée
par les milieux islamistes transnationaux, devrait constituer un objet
privilégié de la vigilance antiraciste et motiver des enquêtes
approfondies. Au devoir et au travail de mémoire, légitimes
dans leur ordre ,doivent s'ajouter un travail et une réflexion sur
les menaces émergentes , en vue d'agir sur leurs causes et leurs
facteurs contextuels et d'en limiter les effets dévastateurs.
Il faut, sans
plus attendre, que les citoyens qui refusent l'intolérance et le
fanatisme commencent par ouvrir les yeux sur la situation présente,
qu'ils osent enfin s'interroger sur ce qu'il convient de faire pour empêcher
l'extension et la banalisation de cette terrible maladie de l'âme
qui n'en finit pas de renaître à travers ses métamorphoses
idéologiques, la haine antijuive.
Rappels
historiques
(traduction
libre par Edmond Silber, d'un texte reçu en anglais)
1. LE
PEUPLE D'ISRAEL ET JERUSALEM
Israël
devient une nation en l'an 1312 avant l'ère chrétienne, 2000
ans avant l'avènement de l'Islam.
2. Les réfugiés Arabes en Israël commencent à s'identifier comme peuple Palestinien en 1967. Deux décennies après l'établissement d'un d'Israël moderne tel qu'on le connaît aujourd'hui.
3. Depuis la conquête en 1272 avant l'ère chrétienne le peuple juif régna sur le pays pendant plus de mille ans, et a continué d'y être présent pendant les derniers 3300 ans.
4. La seule domination Arabe sur le pays depuis la conquête en 635 avant l'ère chrétienne n'aura durée que 22 ans.
5. Pendant plus de 3300 ans, Jérusalem a été la capitale (éternelle) du peuple Juif, et n'a jamais été la capitale d'aucune entité arabe ou musulmane. Même pendant l'occupation jordanienne, les Arabes n'ont jamais cherché à en faire leur capitale et aucun de leurs leaders n'est venu la visiter.
6. Jérusalem est mentionnée plus de 700 fois dans le Tanach (la sainte bible juive appelée la « Torah », ainsi que dans les livres des prophètes Juifs). Jérusalem n'est ni mentionnée et n'apparaît même pas une fois dans le Coran.
7. Le roi David a créé la ville de Jerusalem.
8. Les Juifs prient en faisant face à Jérusalem. Les Musulmans tournent le dos à Jérusalem et font face vers La Mecque pour prier.
9. LES RÉFUGIÉS
ARABES ET JUIFS EN 1948
Les réfugiés
Arabes en 1948 ont été encouragés par leurs leaders
à quitter le pays avec la promesse que le pays sera
purgé
de tous ses Juifs en les jetant à la mer.
10. Les réfugiés Juifs ont été forcés de se sauver des pays arabes pour cause de brutalité, persécutions, etc.
11. Le nombres des réfugiés arabes ayant quitté le pays est estimé à 630 000. Le nombre de réfugiés juifs en provenance des pays arabes est à peu près équivalent.
12. INTENTIONELLEMENT
les réfugiés arabes ont été laissés
par leurs coréligionnaires à eux même et jetés
dans des camps de misère, ils n'ont été ni absorbés
ni intégrés dans leur pays d'accueil, même si le territoire
était assez vaste pour le faire. Sur
100 000 000
de réfugiés depuis la 2eme guerre mondiale, les Palestiniens
sont les seuls à ne pas avoir été absorbés
ou intégrés par leurs propres frères de sang ou frères
dans la foi. Les réfugiés juifs ont tous été
complètement intégrés et absorbés en Israël,
un pays pas plus grand que l'état du New Jersey.
13. LE CONFLIT
ARABO ISRAÉLIEN
Il n'y a qu'un
peuple juif. Les Arabes sont représentés par 8 pays différents
(Palestiniens non inclus). Les Arabes ont initié les 5 grandes guerres
et les ont toutes perdues. Israël, obligé de se défendre,
les a toutes gagnées.
14. La charte du P.L.O. jusqu'à ce jour appel encore à la destruction d'Israël. Israël a remis aux Palestiniens l'autonomie sur la majorité des territoires situés sur la rive ouest du Jourdain (West Bank). Israël leur a même fourni des armes.
15. Sous le règne jordanien, les sites juifs les plus sacrés ont été profanés à maintes reprises et leurs accès a été déniés aux Juifs pendant toute cette période. Aujourd'hui sous l'autorité israélienne, tous les sites aussi bien musulman, juif ou chrétien sont préservés et accessibles aux gens de toutes les religions.
16. Les archives de l'ONU sur le conflit Israélo-arabe montrent qu'avant 1990, sur 175 résolutions du conseil de sécurité 97 étaient prisent contre Israël..
17. Sur 690 résolutions de l'assemblé général voté avant 1990, 429 étaient contre Israël.
18. L'ONU est restée silencieuse pendant que les Jordaniens détruisaient 58 synagogues à Jérusalem.
19. L'ONU est restée silencieuse lorsque que les Jordaniens ont systématiquement profané l'ancien cimetière juif du Mont des Oliviers.
20. L'ONU est restée silencieuse pendant que les Jordaniens mettaient en place un système de ségrégation de type apartheid, empêchant les Juifs de visiter les lieux de culte les plus sacrés de la foi juive, à savoir l'esplanade sur laquelle s'élevait autrefois le temple et son dernier vestige « Le Mur » (inexactement appelé le mur des lamentations) construit par le roi Salomon.
21. Israël est le seul pays membre des Nations "Unies" à qui on dénie le droit d'adhésion au conseil de sécurité.
22. Israël est le seul pays au monde à qui on dénie encore aujourd'hui le droit d'adhésion à la CROIX ROUGE INTERNATIONALE.
Le
Point 08 février 2002
Le bloc-notes
de Bernard-Henri Lévy
Konop remet
les pendules à l'heure
Voici un petit livre - Guy Konopnicki, La faute des Juifs, (Balland) qui, traitant d'Israël, des Palestiniens, du droit légitime des uns à la sécurité, des autres à un Etat souverain, a le très grand mérite de repartir de zéro et de déblayer quelques-unes des idées reçues qui paralysent, sur le sujet, la réflexion.
On y rappelle comment l'actuelle Intifada, par exemple, commença au moment même où Israël, par la voix d'Ehoud Barak, proposa un plan de paix qui, même s'il n'était pas parfait, reconnaissait aux Palestiniens 95 % des territoires et la souveraineté sur une partie de Jérusalem.
On y démontre qu'Israël, cet Etat "sûr de lui et dominateur", parangon de l'"impérialisme", est le premier vainqueur de l'Histoire qui, s'étant emparé de terres à la suite d'une série de guerres où il fut, chaque fois, l'agressé, les a intégralement rendues (hier, à l'Egypte de Sadate) ou a accepté de les rendre (aujourd'hui, aux Palestiniens, négociations de Camp David, puis de Taba).
On y comprend que les Israéliens ne sont pas des saints ; qu'ils peuvent, comme tous les peuples, commettre des erreurs tragiques et qu'ils sont évidemment capables, notamment, de se donner de mauvais leaders ; mais que Sharon, puisque c'est de lui qu'il s'agit et que son nom est en passe de devenir, plus que celui de Castro, de Pinochet ou de tous les seigneurs de la guerre asiatiques ou africains réunis, le symbole planétaire numéro un du crime et de l'infamie, que Sharon, donc, est, non la cause, mais la conséquence de la guerre qui n'en finit pas.
On y voit comment,
quelles que soient les responsabilités d'Israël dans le tort
fait aux Palestiniens, l'autre faute initiale, celle qui,
depuis 1948,
empoisonne la région et est à l'origine de ses guerres, tient
dans le refus arabe d'admettre l'existence d'un Etat juif, donc de partager
la terre avec lui et d'envisager ce compromis territorial, politique, militaire,
culturel qui, depuis que le monde est monde, est la seule façon
d'éteindre les conflits.
On y observe comment les grands Etats arabes, plutôt que d'intégrer les réfugiés palestiniens de 1948, plutôt que de leur donner un niveau de vie et un statut décents, ont choisi de les confiner dans des camps devenus, avec les années, autant de citadelles d'un nouveau désert des Tartares d'où était censée partir la reconquête future - et on s'y avise que l'Autorité palestinienne elle-même, peut-être pour les mêmes raisons, peut-être parce qu'elle n'ose dire à ces millions de pauvres gens qu'elle leur ment depuis cinquante ans et que c'est ici, en Cisjordanie, à Gaza, qu'ils auront à bâtir leur destin et leur Etat, maintient les camps en l'état et réalise le tour de force de faire d'eux des réfugiés dans leur propre pays.
On y découvre que, de même qu'Israël était, du temps des Soviétiques et de leur soutien aux Etats arabes dits progressistes, le seul Etat de la région où un parti communiste avait pignon sur rue, de même, aujourd'hui, alors que la guerre fait rage, on trouve des mouvements palestiniens qui publient à Jérusalem-Est, c'est-à-dire sous contrôle israélien, des revues interdites à Gaza, sous administration de Yasser Arafat - on y vérifie, autrement dit, qu'Israël reste, malgré la guerre, malgré les bavures, les morts, le bouclage des territoires, la seule démocratie de la région.
Konopnicki nous parle de Durban, cette ville d'Afrique du Sud où toutes les dictatures du monde se sont réunies pour, avec la bénédiction, non seulement des démocraties, mais, hélas, de certaines ONG, s'exempter de leurs propres forfaits, les faire presque oublier et nous dire que rien n'est plus urgent que de lutter contre le vrai, le seul, le plus grand crime de l'époque, assimilable à la traite des Noirs, au racisme, ou même à l'extermination des juifs : le sionisme.
Il nous parle du naufrage de ces ONG qui furent l'avant-garde de l'antitotalitarisme et qui, portant soudain sur leurs épaules toute la bêtise du monde, ânonnant un antisionisme de principe qui fut le cri de ralliement des staliniens, en sont à nous dire que "Saddam est l'avocat des pauvres", que le vrai crime fut moins la destruction des Twin Towers que la présence à Manhattan d'un "centre de la finance mondiale" et que peu importe, pourvu que l'on dénonce Israël, le massacre des Soudanais, Burundais, Angolais et autres Sri-Lankais, les incomptés des guerres oubliées de ce début de XXIe siècle.
L'auteur démontre, au passage, comment la mise en exergue des seuls morts de l'Intifada fonctionne comme un écran cachant que les vrais bourreaux du peuple palestinien ont souvent été ces "alliés", ces "frères", qui, lors même qu'ils brandissaient son drapeau et lui promettaient la reconquête de Nazareth et de Jaffa, déclenchaient les massacres de Septembre noir, puis de Tall al-Zatar au Liban -sans oublier le crime des phalangistes libanais dans les camps de Sabra et Chatila.
Bref, voilà un petit livre vif, lumineux, véhément, que devraient s'empresser de lire tous ceux qui, au Proche-Orient et ailleurs, veulent penser l'après-11 septembre.
Sources : Etoile-liante, le 6 août 2002 et aval31.free.fr.
Le prix Nobel de la Paix, Yasser Arafat, a des références pour le moins douteuses...
Devinez qui est le héros qu'il vient de proposer comme modèle aux foules palestiniennes ? Hajj Amin al-Husseini. Qui n'était autre que le Grand Mufti de Jérusalem pendant la deuxième guerre mondiale et avait lui-même pour grand ami le Führer en personne.
C'est ce que révèle l'Observatoire des médias palestiniens, Palestinian Media Watch, dans son dernier rapport. (Site : www.pmw.org.il).
Il cite une interview de Yasser Arafat parue dans un quotidien anglais de langue arabe reprise le 2 août par l'organe de presse officiel palestinien Al-Quods - Jérusalem en arabe-. Celui-ci donne en exemple la détermination du Grand Mufti, qui a "participé à la guerre de 1948" et qu'il qualifie de "notre héros."
Héros qui avait incité Hitler à appliquer la 'Solution Finale' aux Juifs d'Afrique du Nord et de Palestine, rappelle le site du centre Simon Wiesenthal.
A gauche: le Grand mufti avec Hitler. A droite, avec des soldats nazis.
Hélène Keller-Lind pour Etoile-liante
Une facture atteste les liens d'Arafat avec les
attentats-suicide
Traduit par Menahem Macina pour DebkaFiles.com
La section comptabilité d'Arafat vient de livrer une
facture qui atteste ses liens avec les attentats-suicide
2 avril : Cette correspondance a été découverte par les troupes israéliennes qui ont passé en revue les dossiers de la section de la comptabilité personnelle de Yasser Arafat, à Ramallah. C'est une facture détaillée signée par les Brigades des Martyrs d'Al Aqsa, en Palestine, et datée du 16 septembre 2001, exactement cinq jours après les attaques-suicide du 11 septembre aux Etats-Unis. Le document est une demande ordinaire d'entérinement par Arafat des dépenses quotidiennes afférentes à l'équipement des kamikazes en explosifs et en munitions, aux cérémonies commémoratives et aux publications funèbres. Il fait partie du corpus de preuves collectées par les troupes israéliennes au quartier-général d'Arafat, à Ramallah, et démontre qu'Arafat a dirigé, jusqu'au plus petit détail, l'offensive palestinienne d'attentats-suicide.
Texte traduit de l'arabe en anglais :
1. Coût des affiches pour les martyrs des Brigades des Martyrs d'Al Aqsa : Azam Mazhar, Osama Juabra, Shadi Afouri, Yasser Badawi, Ahad Farès (ajout manuscrit : 2,000 NIS [*]).
2. Frais d'impression de notices et d'invitations, dépenses pour les tentes des personnes en deuil (ajout à la main : 1,250 NIS).
3. Coût de l'apposition des photos personnelles de ces martyrs sur des panneaux de bois, plus ceux de Tabeth Tabeth et de Mahmoud Al Jamil (ajout manuscrit : NIS 1,000).
4. Coût des cérémonies commémoratives pour des martyrs. Cérémonies commémoratives en l'honneur du martyr Azam, du Martyr Osama (ajout manuscrit : 6,000 NIS).
5. Coût des fournitures électriques et de diverses substances chimiques (pour la fabrication d'explosifs et de bombes - le plus grand article. (Un dispositif explosif prêt à l'emploi -700 NIS au moins). Nous avons besoin de 5 à 9 dispositifs par semaine pour les unités des différentes régions (ajout manuscrit : 20,000 NIS X 4, par mois)
6. Coût des balles (le prix des munitions pour Kalashnikov est de 8 NIS par balle; les balles M-16 coûtent 2-2.5 NIS chacun). Nous avons besoin d'une fourniture quotidienne de balles.
7. Note : 3.000 balles de Kalashnikov à 2 NIS chacune sont disponibles. Nous avons besoin d'une somme d'argent immédiatement pour les acheter (ajout manuscrit : 22,500 NIS pour les balles de Kalashnikov -60,000 NIS pour les balles de M-16).
En conclusion, gloire et la fierté soient à ceux qui soutiennent notre résistance courageuse contre l'occupation. Révolution jusqu'à la victoire.
* NIS: Nouveaux Shekels (New Israeli Shekel). Tous les prix figurant sur l'original sont libellés en NIS.
L'arme palestinienne du mensonge et de la désinformation
Document d'information du Ministère des Affaires étrangères à Jérusalem
L'utilisation palestinienne de la désinformation et du mensonge est connue depuis des années, mais, les jours derniers, elle atteint des sommets jamais atteints précédemment. Les rapports mensongers publiés dans la presse palestinienne ou par l'intermédiaire de ses porte-parole dans les médias internationaux ont un double objectif: d'un côté délégitimer Israël et de l'autre détourner l'attention du monde de l'implication directe de l'Autorité palestinienne dans le terrorisme.
L'ensemble des mensonges palestiniens est inquiétant, et ceci particulièrement quand on sait qu'un mensonge que l'on répète finit par prendre des allures de vérité, même s'il n'est absolument pas fondé. Mais une chose est plus inquiétante encore, c'est la volonté des médias internationaux de se faire l'écho des allégations palestiniennes, sans prendre le soin de vérifier leur véracité, tout en sachant que dans de nombreux cas, il s'agit d'affirmations non fondées. Les démentis, quand ils ont lieu, n'ont jamais la même valeur que les premières publications et ne font que réduire les dégâts sans réellement rétablir la vérité.
Voici quelques exemples significatifs des mensonges propagés par les Palestiniens :
1. Un des leitmotivs les plus en vogue dernièrement, suite au confinement d'Arafat à Ramallah, est une prétendue crainte pour sa vie. Le 31 mars, Yasser Abed Rabo déclarait, dans un entretien à la télévision Al Jazeera, être en possession d'informations selon lesquelles Tsahal pénétrerait dans le quartier général d'Arafat à Ramallah dans le but de l'assassiner. Le même jour, Hassan Asfour déclarait à la BBC que les forces de Tsahal venaient d'entrer dans le bureau d'Arafat et que la situation "frôlait la catastrophe." Saeb Arekat, le même jour, annonçait à la télévision égyptienne qu'il ne parvenait pas à joindre Arafat et qu'il craignait que les Israéliens veuillent attenter à ses jours. Il réitérait ces propos le 6 avril sur la CNN, alors que ces craintes n'avait aucun fondement.
2. Gibril Rajoub accusait Israël, le 31 mars, sur la chaîne de télévision locale de Ramallah, d'avoir perpétré un "massacre de masse" en exécutant 30 Palestiniens à Ramallah. Cette information était publiée également sur Al Jazeera ainsi que sur d'autres chaînes. La réalité était évidemment tout autre: lors de combats contre des Palestiniens armés à Ramallah, neuf d'entre eux ont été tués.
3. La télévision palestinienne rapportait, le 2 avril, se fondant sur un communiqué officiel de l'Autorité palestinienne, que le prêtre Jacques Amatis aurait été tué et que des dizaines de moines auraient été blessés lors de l'opération de Tsahal à Bethléem. L'information était largement publiée dans la presse italienne et française et provoquait une tempête médiatique. Le lendemain, ce même prêtre "défunt" accordait une interview à l'agence MINSA et confirmait que lui et les nonnes du monastère étaient parfaitement sains et saufs.
4. Arafat, lors d'un entretien à la télévision Al Jazeera le 3 avril, affirmait qu'Israël avait "brûlé la mosquée" qui fait face à l'église Santa Maria à Bethléem et "détruit de nombreuses églises et mosquées." Il appelait le monde chrétien et musulman à réagir. La chaîne de télévision Mahad communiquait qu'un incendie s'était propagé dans la mosquée Amar Ben Al Hateb à Bethléem et que les forces israéliennes empêchaient les véhicules de pompiers d'y accéder. La réalité est que ces affirmations n'étaient pas du tout fondées.
5. Sur le site Internet de l'agence de presse palestinienne (Wafa), on pouvait lire, le 2 avril, que l'armée israélienne avait bombardé la nouvelle mosquée de Toulkarem après l'appel, par le muezzin, à la prière de midi. Tout ceci n'était évidemment que pure invention.
6. Gibril Radjoub, dans un entretien à ANN, la télévision syrienne, le 30 mars, affirmait que les bâtiments de la Sécurité préventive à Bitounia n'abritaient que des employés, femmes et civils et non pas des terroristes. Ceci est totalement faux: le 2 avril, de nombreux terroristes y ont été appréhendés, dont des chefs du Hamas impliqués dans de nombreuses opérations terroristes.
7. Le 2 avril, selon le site palestinien Wafa, le ministre de la Santé palestinien Ryad El Zaanoun affirmait que les forces de l'armée israélienne se seraient emparées de cinq ambulances palestiniennes à Ramallah, auraient forcé les équipes médicales à se déshabiller et les auraient transférées dans un lieu inconnu pour les empêcher de soigner les blessés. En réalité, depuis la découverte de la ceinture d'explosifs, fin mars au barrage d'A-Ram, dans une ambulance palestinienne, cachée sous un brancard dans lequel était couché un enfant, Tsahal redouble de prudence. D'ailleurs, le journal Al-Qouds publiait, le 5 avril, une affirmation de même nature selon laquelle des soldats de Tsahal auraient confisqué une ambulance du Croissant-Rouge à El-Bira après avoir attaqué le chauffeur et l'auxiliaire médical. Un tel événement n'a jamais eu lieu.
8. Dans un entretien à la chaîne de télévision Abou Dabi, le 29 mars, Arafat affirmait que: "Il y a eu aussi cet événement à Hébron, ce culot et ce crime ; ils ont même attaqué dans la région de Hébron et tué trois hommes appartenant aux forces internationales: deux Turcs et une infirmière suisse." En réalité, un des Turcs rescapés de cet événement a raconté dans un entretien radiophonique que l'attentat avait été perpétré par un Palestinien en uniforme.
9. Le journal Al Qouds communiquait, le 4 avril, que l'armée israélienne aurait interdit le transfert d'un malade en ambulance de la clinique du monastère grec orthodoxe à Beit Ahour à l'hôpital de Beit Jala. Cette histoire a évidemment été inventée de toutes pièces.
10. L'agence Wafa communiquait le 5 avril que Tsahal aurait tiré des obus en direction du quartier d'Oum Nasser, des tours d'Al Ouda et des habitations proches de la route Saladin au nord de la bande de Gaza. La réalité était quelque peu différente: ces obus avaient été tirés par les Palestiniens eux-mêmes et avaient, par erreur, atterri dans leur propre territoire.
11. Le journal Al Qouds communiquait, le 5 avril, que les détenus du camp de réfugiés Ofer près de Givat Zeev seraient victimes de sévices tels que des fractures de doigts. Cette allégation n'est pas plus fondée que les précédentes.
12. L'agence Wafa communiquait, le 6 avril, qu'un certain Ali Moustapha Abou Razek, 33 ans, aurait été abattu par Tsahal aux abords du passage de Soufa. Il s'agissait en fait d'un terroriste, victime, accidentellement, de la bombe qu'il essayait de poser.
13. Au début des événements, les soldats de Tsahal avaient été accusés de diffuser des films pornographiques sur la chaîne de télévision Al-Watan à Ramallah. Cette accusation aussi fut scrupuleusement vérifiée par Tsahal et s'est avérée fausse du début à la fin.
14. Le 5 avril, Nabil Shaat expliquait aux médias saoudiens qu'Israël aurait falsifié le document trouvé dans le bureau d'Arafat à Ramallah, qui désigne l'Autorité palestinienne comme source de financement des "Brigades des martyrs d'El-Aqsa." Ce document est bien sûr authentique et, entre-temps, d'autres documents du même type ont été trouvés. Cette liste d'exemples n'est pas exhaustive. Cette campagne de désinformation palestinienne offre une image cruelle d'Israël, profanant les lieux sacrés, s'attaquant aux équipes d'aide médicale en violation à la Convention de Genève.
Mais la vérité est que les seuls à porter atteinte à des innocents sont les terroristes palestiniens. Ce sont les seuls à profaner des lieux saints. Ce sont les seuls à enfreindre la Convention de Genève et à utiliser des ambulances et des hôpitaux pour des usages non autorisés.
A ce sujet, rappelez-vous cette fameuse image dans laquelle on voit, à Bethléem, un char poussant deux ambulances qui lui barrent le chemin. Aucun commentateur n'a cru bon de mentionner que servir de barricades ne fait pas partie de la fonction habituelle et reconnue d'une ambulance.
Nous publions ces lignes, car nous avons toutes les raisons de penser que les Palestiniens tenteront de présenter la bataille sanglante de Djénine comme un massacre. Ils sont en train de préparer le terrain. Ils ont fait, le 6 avril, un appel urgent à la communauté internationale pour qu'elle intervienne immédiatement pour sauver les habitants du camp de réfugiés de Djénine qui font l'objet d'une cruelle attaque et "des dizaines de morts et de blessés, situation qui pourrait s'apparenter à un nouveau massacre de Sabra et Chatila". Ils s'opposent à l'évacuation des corps pour augmenter cette impression. C'est pourquoi, nous devons nous préparer à contrer toute tentative de comparaison. De surcroît, le reporter d'Al Jazeera, sur place le 8 avril, communiquait que tous les combattants de Djénine portaient des ceintures d'explosifs. Si c'est le cas, cela démontre qu'il s'agit bel et bien d'un combat et non d'un massacre. Mais il est à redouter que l'association d'idées que cherchent à créer les Palestiniens soit plus forte que les faits.
Source: Foreign Ministry, Jerusalem.
Ecoutons Bien Abdallah Ibn Abdelaziz
Par Michel Gurfinkiel (Diffusé sur RCJ le 3 mars 2002.)
D'un côté, ce qu'il a été convenu d'appeler, depuis une dizaine de jours, "l'offensive de paix saoudienne". De l'autre, sur le terrain, une accélération vertigineuse de la violence, la multiplication des attentats palestiniens contre les civils ou les militaires israéliens. Et par voie de conséquence, la montée du niveau de riposte de Tsahal. C'est la situation étrange, contrastée, contradictoire, qui semble prévaloir aujourd'hui au Moyen-Orient. Pour y voir plus clair, il est sans doute nécessaire d'y regarder de plus près.
En quoi consiste la démarche saoudienne? Essentiellement, en une interview que le prince Abdallah ibn Abdelaziz a accordé au journaliste juif américain Thomas Friedmann et qui a été publiée le 17 février dans le New York Times, le grand journal libéral américain, lui-même proche de certains milieux juifs. Dans cet entretien, Abdallah affirme que l'Arabie Saoudite est prête à travailler en vue d'une paix complète entre le monde arabe et Israël si cet État, de son côté, accepte d'évacuer tous les territoires arabes occupés depuis 1967, à commencer par les territoires palestiniens de Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est. Ce qui ne fait aucun doute, c'est que le prince dispose, pour parler ainsi, de toute l'autorité requise : frère septuagénaire de l'octogénaire souverain régnant Fahd, il est son héritier désigné (puisqu'en Arabie Saoudite, la succession se déroule ne se déroule pas de façon verticale, patrilinéaire, mais horizontalement, d'un fils à l'autre du fondateur de l'État, le fameux Ibn Saoud qui régna jusqu'en 1953) ; mais surtout, en qualité de régent d'un Fahd diminué par la maladie, il est le véritable chef de l'État et du gouvernement saoudien.
Les premières réactions, dans le monde entier, ne pouvaient qu'être favorables. Cela fut le cas, évidemment, de la bureaucratie centrale de l'Union européenne, acquise par principe à toute démarche diplomatique ou politique arabe, et qui, de surcroît, semble s'être concertée avec Riyad avant la déclaration princière. Cela a été le cas également, aux États-Unis, de l'administration Bush. Et enfin, last but not least, les Israéliens ont salué à leur tour les propositions saoudiennes, par la bouche du premier ministre Ariel Sharon et par celle, plus enthousiaste, du ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres.
Mais quelle est réellement la portée des propositions d'Abdallah? Le quotidien israélien de gauche Haaretz a observé que "l'idée était bonne, mais que le plan n'existait pas". L'idée - la paix totale contre tous les territoires - est bonne, si bonne que les Saoudiens, en fait, l'avaient déjà avancée voici vingt un ans, en 1981. A l'époque, celui qui allait devenir le roi Fahd occupait exactement le rang et la position dévolus aujourd'hui au prince Abdallah: héritier de la Couronne et chef effectif du gouvernement, en raison de l'état de santé du souverain d'alors, le roi Khaled. Le 8 août 1981, dans un plan en huit points diffusé en marge d'un sommet arabe réuni à Fez, au Maroc, le prince Saoud al-Fayçal, ministre saoudien des Affaires étrangères avait demandé l'évacuation de tous les territoires arabes occupés en 1967 et la création d'un État palestinien souverain "en l'espace de quelques mois". Mais le 5 novembre 1981, pendant une conférence de presse conjointe tenue à l'issue d'une visite officielle à Riyad de Lord Carrington, le ministre britannique des Affaires étrangères, Fahd avait apporté la précision suivante: "Il ne saurait y avoir de paix sans reconnaissance mutuelle des droits de chaque partie". Ce qui avait immédiatement été interprété comme une promesse de reconnaissance de l'État d'Israël en cas d'acceptation du plan saoudien. Le problème, c'est que Riyad s'était bien gardé, par la suite, de confirmer son ouverture par le moindre acte concret. Or dans le monde réel où vivent les États, y compris l'Arabie Saoudite, la paix, quelles qu'en soient les conditions, s'obtient à travers des gestes de bonne volonté, des négociations, des rencontres. C'est ainsi que l'Égyptien Anouar el-Sadate avait procédé en 1977, et que firent ensuite, avec plus ou moins de sincérité et de constance, tous les gouvernants arabes désireux de conclure avec l'État juif un accord de coexistence informelle, un accord-cadre en vue d'une normalisation ou un traité de paix, du roi de Jordanie à l'émir du Qatar, du roi du Maroc au sultan d'Oman, du président algérien au président mauritanien. Sans parler de Yasser Arafat, qui se prêta, comme on sait, aux rituels des accords d'Oslo et de leurs succédanés. Les Saoudiens, eux, ne firent rien en 1981 ou après 1981, en dépit du précédent de Sadate ou de l'euphorie relative qui suivit les accords d'Oslo en 1993 et en 1994, et n'ont pas indiqué qu'ils feraient mieux aujourd'hui. Sharon a eu beau jeu de les mettre au pied du mur, en affirmant que tout pouvait en effet être discuté entre Israël et l'Arabie saoudite, mais seulement dans le cadre d'une rencontre officielle, publique, médiatisée, entre les dirigeants des deux pays.
Mais dira-t-on, quel avantage les Saoudiens pourraient-ils retirer d'une initiative de paix qui ne conduirait pas à la paix, ou du moins qui n'en aurait même pas l'apparence ? Là encore, le précédent de 1981 est à méditer. L'Arabie saoudite avait alors le sentiment d'une double menace. A Washington, l'administration Ronald Reagan venait d'arriver au pouvoir: un président ouvertement pro-israélien et un gouvernement où les pro-israéliens résolus, sans être majoritaires, étaient nombreux. En Iran, la révolution islamique de Ruhollah Khomeini venait de balayer le régime du chah et prêchait le renversement de tous les monarques musulmans. Pour Riyad, il semblait alors nécessaire de raffermir les liens avec les États-Unis pour faire face au danger iranien, et cela semblait devoir passer par des déclarations platoniques en faveur d'une paix israélo-arabe.
Aujourd'hui, le royaume saoudien est dans une situation analogue. A Washington, c'est l'administration George W. Bush qui est au pouvoir: la première, dans toute l'histoire des États-Unis, où les pro-israéliens soient en position d'influence, et surtout, depuis le 11 septembre 2001, la première où le dogme d'une alliance ou d'une amitié entre l'Amérique et la monarchie wahhabite soit remis en question. Dans le monde arabe et islamique, le phénomène Ben Laden et la tentation d'un djihad sans merci contre l'Occident, mais aussi contre une monarchie saoudienne jugée trop inféodée à l'Amérique, ont atteint la magnitude que l'on sait. Riyad a donc entrepris de contre-attaquer auprès de l'opinion américaine, y compris auprès d'une opinion juive américaine supposée toute puissante, en relançant les mots magiques de processus de paix. Mais en même temps, l'Arabie Saoudite rend service à la cause palestinienne et donc, par ricochet, à la cause benladeniste, en appuyant de sinueuses manoeuvres diplomatiques destinées à embarrasser les stratégies américaine et israélienne, à commencer par celles de l'Union européenne et certains membres de cette Union. Elle paie donc un double racket, pour assurer sa survie dans tous les cas de figure. C'est là une différence marquante avec la situation de 1981, où les Saoudiens, n'espérant aucun arrangement avec l'Iran de l'imam Khomeini, ne payaient que la seule Amérique.
L'un dans l'autre, il est évident que la prétendue offensive de paix saoudienne a été en fait l'un des facteurs déclenchants de l'escalade de la violence au Moyen-Orient. La stratégie de Yasser Arafat est connue, et a été décryptée avant même l'échec des pourparlers de Camp David, en juillet 2000, et le début de la nouvelle intifada, en septembre de la même année. Première phase: de provocation en provocation, amener les Israéliens à des représailles à grande échelle contre les Palestiniens. Deuxième phase: demander et obtenir une intervention internationale, de type Kosovo, sous l'égide de l'Onu et avec la participation de l'Union européenne. Troisième phase: à travers cette intervention, obtenir l'annulation de facto des accords d'Oslo, qui, en dépit de leurs nombreuses incertitudes ou faiblesses, présentaient du moins l'intérêt, du point de vue israélien, de garantir la légalité a priori du contrôle de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est, et imposer à l'État juif un diktat de type munichois.
Jusqu'à présent, cette stratégie a échoué, grâce au commandant en chef de Tsahal, Shaul Mofaz, grâce à Sharon, grâce au ministre israélien de la Défense, le travailliste Binyamin Ben-Eliezer, et grâce à la lucidité exceptionnelle des principaux responsables stratégiques américains, de Donald Rumsfeld à Condoleezza Rice. Mais les échecs passés n'empêchent point, aujourd'hui, une nouvelle tentative à un niveau plus haut de duplicité diplomatique, assuré par les Saoudiens, et de violence sur le terrain.
En guise de conclusion provisoire, je voudrais remarquer qu'on peut déceler dans la démarche saoudienne une faille importante, qui permettrait de la retourner à l'avantage d'Israël et d'une vraie paix. Abdallah a bien parlé, en effet, d'une paix impliquant l'ensemble du monde arabe en échange d'une évacuation des Territoires. Quel aveu! C'est reconnaître qu'il n'y a point, qu'il n'y a jamais eu, de conflit israélo-palestinien mais un conflit israélo-arabe ou accessoirement israélo-islamique. C'est légitimer le contrôle israélien en Cisjordanie, à Gaza, dans la région de Jérusalem et sur le Golan. Car si ces territoires sont peu de choses par rapport à Israël, Israël, lui n'est pas grand chose par rapport au monde arabe et islamique; et se trouverait face à ce monde, sans les territoires en question, dans une position stratégique intenable. La paix passera incontestablement par le droit de tous les peuples du Moyen-Orient à l'autodétermination, à l'indépendance nationale et à la sécurité: les Israéliens, les Arabes, et les autres nations ou ethnies. Mais les Palestiniens ne sont que des Arabes parmi les Arabes. Ce n'est pas moi qui le dis, mais Abdallah ibn Abdelaziz, régent et prince héritier d'Arabie Saoudite.
© Michel Gurfinkiel, 2002 Diffusé sur RCJ le 3 mars 2002.
Vu sur http://www.whitehouse.gov/news/releases/2002/04/20020404-1.html avec les photos.
President
to Send Secretary Powell to Middle East ou ce que vous ne verrez pas en
France
The Rose Garden
11:00 A.M. EST le 04/04/2002
THE PRESIDENT: Good morning. During the course of one week, the situation in the Middle East has deteriorated dramatically. Last Wednesday, my Special Envoy, Anthony Zinni, reported to me that we were on the verge of a cease-fire agreement that would have spared Palestinian and Israeli lives.
That hope fell away when a terrorist attacked a group of innocent people in a Netanya hotel, killing many men and women in what is a mounting toll of terror.
In the days since, the world has watched with growing concern the horror of bombings and burials and the stark picture of tanks in the street. Across the world, people are grieving for Israelis and Palestinians who have lost their lives.
When an 18-year-old Palestinian girl is induced to blow herself up, and in the process kills a 17-year-old Israeli girl, the future, itself, is dying -- the future of the Palestinian people and the future of the Israeli people. We mourn the dead, and we mourn the damage done to the hope of peace, the hope of Israel's and the Israelis' desire for a Jewish state at peace with its neighbors; the hope of the Palestinian people to build their own independent state.
Terror must be stopped. No nation can negotiate with terrorists. For there is no way to make peace with those whose only goal is death.
This could be a hopeful moment in the Middle East. The proposal of Crown Prince Abdullah of Saudi Arabia, supported by the Arab League, has put a number of countries in the Arab world closer than ever to recognizing Israel's right to exist. The United States is on record supporting the legitimate aspirations of the Palestinian people for a Palestinian state.
Israel has recognized the goal of a Palestinian state. The outlines of a just settlement are clear: two states, Israel and Palestine, living side by side, in peace and security.
This can be a time for hope. But it calls for leadership, not for terror. Since September the 11th, I've delivered this message: everyone must choose; you're either with the civilized world, or you're with the terrorists. All in the Middle East also must choose and must move decisively in word and deed against terrorist acts.
The Chairman of the Palestinian Authority has not consistently opposed or confronted terrorists. At Oslo and elsewhere, Chairman Arafat renounced terror as an instrument of his cause, and he agreed to control it. He's not done so.
The situation in which he finds himself today is largely of his own making. He's missed his opportunities, and thereby betrayed the hopes of the people he's supposed to lead. Given his failure, the Israeli government feels it must strike at terrorist networks that are killing its citizens.
Yet, Israel must understand that its response to these recent attacks is only a temporary measure. All parties have their own responsibilities. And all parties owe it to their own people to act.
We all know today's situation runs the risk of aggravating long-term bitterness and undermining relationships that are critical to any hope of peace. I call on the Palestinian people, the Palestinian Authority and our friends in the Arab world to join us in delivering a clear message to terrorists: blowing yourself up does not help the Palestinian cause. To the contrary, suicide bombing missions could well blow up the best and only hope for a Palestinian state.
All states must keep their promise, made in a vote in the United Nations to actively oppose terror in all its forms. No nation can pick and choose its terrorist friends. I call on the Palestinian Authority and all governments in the region to do everything in their power to stop terrorist activities, to disrupt terrorist financing, and to stop inciting violence by glorifying terror in state-owned media, or telling suicide bombers they are martyrs. They're not martyrs. They're murderers. And they undermine the cause of the Palestinian people.
Those governments, like Iraq, that reward parents for the sacrifice of their children are guilty of soliciting murder of the worst kind. All who care about the Palestinian people should join in condemning and acting against groups like Al-Aqsa, Hezbollah, Hamas, Islamic Jihad, and all groups which opposed the peace process and seek the destruction of Israel.
The recent Arab League support of Crown Prince Abdullah's initiative for peace is promising, is hopeful, because it acknowledges Israel's right to exist. And it raises the hope of sustained, constructive Arab involvement in the search for peace. This builds on a tradition of visionary leadership, begun by President Sadat and King Hussein, and carried forward by President Mubarak and King Abdullah.
Now, other Arab states must rise to this occasion and accept Israel as a nation and as a neighbor. Peace with Israel is the only avenue to prosperity and success for a new Palestinian state. The Palestinian people deserve peace and an opportunity to better their lives. They need their closest neighbor, Israel, to be an economic partner, not a mortal enemy. They deserve a government that respects human rights and a government that focuses on their needs -- education and health care -- rather than feeding their resentments.
It is not enough for Arab nations to defend the Palestinian cause. They must truly help the Palestinian people by seeking peace and fighting terror and promoting development.
Israel faces hard choices of its own. Its government has supported the creation of a Palestinian state that is not a haven for terrorism. Yet, Israel also must recognize that such a state needs to be politically and economically viable.
Consistent with the Mitchell plan, Israeli settlement activity in occupied territories must stop. And the occupation must end through withdrawal to secure and recognize boundaries consistent with United Nations Resolutions 242 and 338. Ultimately, this approach should be the basis of agreements between Israel and Syria and Israel and Lebanon.
Israel should also show a respect, a respect for and concern about the dignity of the Palestinian people who are and will be their neighbors. It is crucial to distinguish between the terrorists and ordinary Palestinians seeking to provide for their own families.
The Israeli government should be compassionate at checkpoints and border crossings, sparing innocent Palestinians daily humiliation. Israel should take immediate action to ease closures and allow peaceful people to go back to work.
Israel is facing a terrible and serious challenge. For seven days, it has acted to root out terrorist nests. America recognizes Israel's right to defend itself from terror. Yet, to lay the foundations of future peace, I ask Israel to halt incursions into Palestinian-controlled areas and begin the withdrawal from those cities it has recently occupied.
I speak as a committed friend of Israel. I speak out of a concern for its long-term security, a security that will come with a genuine peace. As Israel steps back, responsible Palestinian leaders and Israel's Arab neighbors must step forward and show the world that they are truly on the side of peace. The choice and the burden will be theirs.
The world expects an immediate cease-fire, immediate resumption of security cooperation with Israel against terrorism. An immediate order to crack down on terrorist networks. I expect better leadership, and I expect results.
These are the elements of peace in the Middle East. And now, we must build the road to those goals. Decades of bitter experience teach a clear lesson: progress is impossible when nations emphasize their grievances and ignore their opportunities. Storms of violence cannot go on. Enough is enough.
And to those who would try to use the current crisis as an opportunity to widen the conflict, stay out. Iran's arms shipments and support for terror fuel the fire of conflict in the Middle East. And it must stop. Syria has spoken out against al Qaeda. We expect it to act against Hamas and Hezbollah, as well. It's time for Iran to focus on meeting its own people's aspirations for freedom and for Syria to decide which side of the war against terror it is on.
The world finds itself at a critical moment. This is a conflict that can widen or an opportunity we can seize. And so I've decided to send Secretary of State Powell to the region next week to seek broad international support for the vision I've outlined today. As a step in this process, he will work to implement United Nations Resolution 1402, an immediate and meaningful cease-fire, an end to terror and violence and incitement; withdrawal of Israeli troops from Palestinian cities, including Ramallah; implementation of the already agreed upon Tenet and Mitchell plans, which will lead to a political settlement.
I have no illusions. We have no illusions about the difficulty of the issues that lie ahead. Yet, our nation's resolve is strong. America is committed to ending this conflict and beginning an era of peace.
We know this is possible, because in our lifetimes we have seen an end to conflicts that no one thought could end. We've seen fierce enemies let go of long histories of strife and anger. America itself counts former adversaries as trusted friends: Germany and Japan and now Russia.
Conflict is not inevitable. Distrust need not be permanent. Peace is possible when we break free of old patterns and habits of hatred. The violence and grief that troubled the Holy Land have been among the great tragedies of our time. The Middle East has often been left behind in the political and economic advancement of the world. That is the history of the region. But it need not and must not be its fate.
The Middle East could write a new story of trade and development and democracy. And we stand ready to help. Yet, this progress can only come in an atmosphere of peace. And the United States will work for all the children of Abraham to know the benefits of peace.
Thank you very much.
END 11:18 A.M. EST
The Bushes and the Jews : Explaining the president's philo- Semitism
By Anne E. Kornblut
In 1998, George W. Bush took his first and only trip to the Holy Land. During a helicopter tour—guided by none other than Ariel Sharon—Bush was astonished to discover how tiny Israel is compared to its Arab neighbors. He later described the visit as one of the most meaningful experiences of his life. A photographer captured a striking image of Bush, in a yarmulke, standing reverently at the Wailing Wall.
The picture may be a symbol of Bush foreign policy these days, but it speaks to an even more startling truth: Bush is the first in his family of politicians to craft a pro-Jewish image. Starting with accusations that Prescott Bush was a Nazi collaborator before Pearl Harbor, the Bush dynasty has generally been viewed with suspicion and at times outright hostility by Jewish Americans. The elder President Bush outraged the Jewish community with a series of perceived insults. Before he became president, the younger Bush, who once expressed doubt about whether non-Christians could get into heaven, seemed likely to follow in the family tradition.
The charges against Sen. Prescott Bush, the grandfather of the current president, went beyond the disdain for Jews and discriminatory practices that were characteristic of New England WASP culture in his day. Prescott Bush was a director of a New York bank where rich Germans who supported the Nazis stashed millions in personal wealth. He was still a director at the bank, Union Banking Corp., when its assets were frozen under the Trading With the Enemy Act in 1941—a fact that has provided endless fodder for leftists and conspiracy theorists since it came to light in the 1990s.
George Herbert Walker Bush shared the same exclusionary pedigree as his father, starting with Yale and the secret society Skull & Bones, and had extensive ties to Arabs through the oil industry as well. But most Jews did not consider him unfriendly to their interests so long as he served under Ronald Reagan. Reagan was the first Republican in 80 years to win a sizable share of the Jewish vote. There were a variety of reasons for this, but the key issue was Reagan's hard line on the defense of Israel, which he considered a crucial democratic outpost in the fight against Soviet communism. In the 1980 election, Jimmy Carter won 45 percent of the Jewish vote. Reagan won 39 percent.
That remarkable shift, however, began to be undone almost as soon as George H.W. Bush took over in 1989. Bush was a self-described pragmatist in international affairs, and in the giddy early days after the end of the Cold War, it was no longer fashionable to view the world in binary terms. As a result, many conservative ideological causes—among them Israel—no longer found a champion in the White House. The point was made most clearly when Bush demanded, in 1991, that the Israelis stop building new settlements in Palestinian-controlled territories. Unlike previous presidents, Bush sounded serious, threatening to block millions in loan guarantees if Israel disobeyed. (Later, when his re-election was in doubt in 1992, Bush promised to press Congress for the loan guarantees unconditionally.)
Just as damaging was the elder Bush's knack for seeming as out of touch with Jewish voters as he did with everyone else. Once, during a 1991 White House press conference, Bush Sr. complained about the strength of the Jewish lobby on Capitol Hill—the implication being that "Jews work insidiously behind the scenes," as David J. Forman wrote in the Jerusalem Post. On another occasion, Bush reminded his critics that the United States gives "Israel the equivalent of $1,000 for every Israeli citizen," a remark that detractors took as an allusion to the stereotype of Jews as money-obsessed and greedy.
And then there was Secretary of State James Baker's infamous "fuck the Jews" remark. In a private conversation with a colleague about Israel, Baker reportedly uttered the vulgarity, noting that Jews "didn't vote for us anyway." This was more or less true—Bush got 27 percent of the Jewish vote, compared with 73 percent for Dukakis, in 1988. And thanks in part to Baker, it was even truer in 1992, when Bill Clinton got 78 percent of the Jewish vote and Bush got only 15 percent—the poorest showing by a Republican candidate since Barry Goldwater in 1964.
In 2000, as Al Gore hit the campaign trail with the first Jewish vice presidential running mate in U.S. history on his ticket, George W. Bush seemed to make only a half-hearted attempt to compete for Jewish votes. He paid the obligatory dues, speaking at the American Israel Public Affairs Committee and visiting the Simon Wiesenthal Center in Los Angeles (where, after touring the sobering Holocaust exhibit, he incongruously signed the guest book, "God bless this world!"). But Bush reserved his real pitch for Arab-Americans, whom his strategists viewed as an increasingly powerful voting bloc. Repeated trips to Michigan, a swing state, gave Bush ample opportunity to meet with Arab-American leaders, heavily concentrated around Detroit. Ironically, he made a campaign pledge to examine "secret evidence" cases against foreign suspects, a matter of great concern among Arab-Americans (and one that fell by the wayside after Sept. 11).
Like his father, Bush failed during the campaign to win over neoconservative Jewish intellectuals—most notably William Kristol, who openly backed John McCain. The problem wasn't just the assumption that he shared his father's coolness toward Israel. It was also his perceived insensitivity toward Jews, as characterized by the only-Christians-in-heaven remark. Bush later joked about the uproar caused by the exchange. Asked by a reporter what he planned to tell the Israelis as he prepared to embark on his 1998 trip to the Middle East, Bush replied, obviously in jest, "Go to hell." Gore got 79 percent of the Jewish vote. Bush got only 19 percent.
But unlike his father, who never managed to repair his relationship with the Jewish community despite several attempts, Bush has only risen in the esteem of many prominent Jews since taking office. The biggest factor is probably the Sept. 11 attacks. After a brief flurry of activity to win Arab support for the war on Afghanistan, Bush began to connect America's struggle against terrorism with Israel's fight against Palestinian suicide bombers. Though he was criticized for sitting on the sidelines as the Palestinian-Israeli conflict worsened, Bush arguably took sides by dropping the standard call for the Israelis to "show restraint." After briefly responding to international pressure to demand an Israeli withdrawal from the West Bank, Bush quickly backed off.
Another factor is shrewd political judgment. At pains to avoid repeating political mistakes his father made, Bush has actively courted conservatives within the Republican coalition. That includes Jewish neoconservatives such as Deputy Secretary of Defense Paul Wolfowitz, who hopes to encourage Bush to avoid another mistake of his father's—failing to topple Saddam Hussein. It was Wolfowitz who Bush sent to address the big pro-Israel rally that took place at the Capitol on April 15.
But the biggest reason Bush has been able to win over Jews may be personal. Despite his own Skull & Bones pedigree, the president is far less WASP-ish in his tastes and manner than past generations of Bushes, making him less suspect in the eyes of some Jewish Americans. Moreover, he is openly religious in a way that conveys deep respect for religious believers of all kinds. He may even be influenced by the view of Gary Bauer and other fundamentalist Christians who believe that the Jews are biblically ordained to live in the Holy Land. And unlike his father's administration, George W. Bush's is prominently filled with members of the tribe. Most notably, the public face of the White House, spokesman Ari Fleischer, is a practicing Jew.
But whatever the impetus, Bush appears to be entirely sincere in his warmth toward the Jewish people. Since Sept. 11, he has resisted condemning his old tour guide, Ariel Sharon, as harshly as his father condemned former Israeli Prime Minister Yitzhak Shamir. He has also applied the "Bush Doctrine" to Israel, saying in his April 4 Rose Garden address: "Terror must be stopped. No nation can negotiate with terrorists. For there is no way to make peace with those whose only goal is death." It's hard to imagine any Bush from a previous generation taking the side of the Jews so unequivocally.
Anne E. Kornblut is White House correspondent for the Boston Globe.
© Slate, April 17, 2002.
La fin de la campagne, et le premier tour vu des EU.
Liberte, Egalite, Judeophobie : Why Le Pen is the least of France's problems.
by Christopher Caldwell Strasbourg, France
The atmosphere of the first round of France's presidential election was captured by candidate François Bayrou's visit to Strasbourg on April 9. Bayrou, who represents Valery Giscard d'Estaing's center-right Union of French Democracy (UDF), was scheduled to visit a new mayoral sub-office on Strasbourg's outskirts with the city's elegant, Berkeley-educated UDF mayor, Fabienne Keller. Bayrou got hung up campaigning in another city. While Keller waited for him, she was surrounded by a mob of jeunes des banlieues--or "suburban youth." This is the euphemism the French use for residents of the crime-infested ring of high-rise housing projects (HLMs) that were built on the outskirts of all French cities in the 1960s and '70s.
The "youth," all of them beurs, or Muslims of North African descent, were staging an orchestrated protest against Bayrou, who as education minister in the mid-1990s had opposed letting Muslim girls wear the hijab, the Muslim headscarf, to public schools. But Keller was a convenient stand-in. They shouted insults and obscenities at her, one of them threatening (according to an account I was too embarrassed to ask the mayor to confirm specifically when I interviewed her days later) to take a razor to her private parts. When Bayrou arrived, the two went inside for meetings, and the crowd began to pelt the new building with stones, and howl what was really on their minds. First, "Why did you ban the headscarf!" And second, "F-- off! We don't want to live anymore in a country that has Jews in it!"
Bayrou emerged from the building while the stones were still flying and told the mob, "Talk about Jews that way today, and you may find people talking about young Muslims the same way tomorrow." At some point during Bayrou's visit, an 11-year-old boy jostled up against him and tried to pick his pocket. Bayrou, heedless that the cameras were running, slapped the kid in the face.
Politicians of the left tried to make hay of the incident, using it to paint Bayrou as some kind of fogey, and themselves as hip to the country's new and "vibrant" youth culture. "Heck, I live in the suburbs, and no one's ever tried to pick my pockets," said Communist party presidential candidate Robert Hue. "Me neither," added Socialist prime minister Lionel Jospin, also running for president. The French public didn't see it that way. The more the Bayrou slap played on national television, the higher Bayrou's poll numbers rose--as he was seen as willing to support an assertion of authority against the country's lawless youths. He emerged from deep in the pack of 16 presidential candidates to finish a respectable fourth place, just behind Lionel Jospin. To the extent that he mentioned crime at all (and he never did, preferring the euphemism insecurite), Jospin evinced a la-di-da attitude that dropped him to third place and ended his political career.
As French students by the hundreds of thousands stage protest marches across the country, pretty much the entire world knows the result of the first round of the French election. Jacques Chirac, the conservative sitting president, goes into a runoff on May 5 against not Jospin but Jean-Marie Le Pen, leader of the country's fascistic National Front. Le Pen has built his career mimicking the oratory of the rightists who collaborated with Nazi Germany in World War II. He has been a consistent foe of immigration and a practitioner of nudge-nudge, wink-wink cracks against Jews. In the past decade he has added rage against America and the global economy to his oratorical repertory. He is a goon and a gangster, but he had little need to raise divisive issues in the first round. France now has 4,244 crimes per 100,000 residents annually, according to European Union statistics, making it a higher-crime society than even the long-belittled United States. During a week when the top story on tabloid TV was the bloody beating of an 80-year-old man in sleepy Orleans by a gang of beurs who had invaded his house, Le Pen focused, as did Chirac, on the dramatic upsurge in violence over the past decade.
But while crime was what brought voters to the polls, France has an even more ominous problem: a wave of attacks and threats against the country's 700,000 Jews that is unprecedented in the last half century of European history. It includes what Rabbi Abraham Cooper of the Simon Wiesenthal Center describes as "the largest onslaught against European synagogues and Jewish schools since Kristallnacht" in 1938. What is surprising and confusing in all of this is that the "new anti-Semitism" in France is a phenomenon of the left. It has practically nothing to do with Le Pen. In fact, its most dangerous practitioners are to be found among the very crowds thronging the streets to protest him.
"In Paris As In Gaza--Intifada!"
The outbreak began in September 2000, in the days after Palestinians launched the "second intifada" against Israel. The first attacks included firebombings of synagogues in Paris, Villepinte, Creil, Lyons, Ulis (badly damaged), and Trappes (burned to the ground), and other Jewish buildings (high schools, kosher restaurants) throughout France; desecrations of synagogues and cemeteries; widespread stonings of Jews leaving Sabbath worship, death threats, bomb threats, and Nazi and Islamist graffiti of every description: swastikas, "Hitler was right," "F-- Your Mother, Jews" (Nique ta mere les juifs--a slogan so commonplace that it now appears more usually as NTM les juifs), "Death to the Jews," and "In Paris as in Gaza--Intifada!"
Such slogans, particularly the last, now get chanted routinely at pro-Palestinian rallies in Paris and elsewhere. (As do hymns to Osama bin Laden, according to reports of last October's pro-Palestinian march in Paris.) Anti-Jewish violence has indeed tracked the progress of the intifada, rising during violent periods in the Middle East and falling during truces. There was also a spike after September 11; on the following Sabbath alone, worshippers were stoned at synagogues in Clichy, Garges-les-Gonesse, and Massy; gangs sought to storm a synagogue in Villepinte; and shots were fired outside a Jewish association in Paris. But if it has slowed at times, the cascade of such incidents has never stopped, even for a week, in the last 19 months. At the turn of this year, the League of French Jewish Students and the watchdog agency SOS Racism compiled a list of 406 such incidents.
After Israel's attack on terrorist camps in Jenin and elsewhere, the violence exploded to unheard-of proportions. Over Passover weekend last month, a bomb was found in a cemetery in Schiltigheim, outside Strasbourg, and three synagogues were burned. The authorities seemed to be waking up. While it took 12 days for any national official to even comment on the October 2000 attacks, this time the Ministry of the Interior issued a report showing 395 anti-Jewish incidents in the first half of April alone. Almost two-thirds of these involved graffiti, but the others were more serious, including 16 physical assaults and 14 more firebombings. The Wiesenthal Center circulated an advisory urging Jewish travelers to France to exercise "extreme caution."
What has been most shocking to the Jews of France is that the political class of their country, which has an anti-racism establishment to rival any in the world, has been largely silent about their plight. When a Jewish cemetery was defiled at Carpentras in May 1990, and right-wing extremists were (wrongly) suspected of the misdeed, there was a mass demonstration in Paris. Between a quarter and a half million people marched, and President François Mitterrand marched with them--the only demonstration he attended in his presidency.
Yet Jacques Chirac recently announced in front of Israeli foreign minister Shimon Peres that "There is no anti-Semitism and no anti-Semites in France." Every French politician interviewed for this article said pretty much the same. Strasbourg mayor Fabienne Keller says: "There is no significant anti-Semitism." Her deputy mayor Robert Grossmann says: "There is no active anti-Semitism." How can they say this with a straight face?
Not Your Father's Nazism
One innocent explanation would be that French society has suited up to do battle with the anti-Semitism of 70 years ago, and simply doesn't recognize any other kind. The new anti-Semites are not German-speaking militarists--who were conquered. They are not Catholic traditionalists--whose anti-Semitism rested on doctrines no longer asserted by Catholicism, which, in any case, is a religion the French no longer practice. As such, the French lack the imagination to see that the new anti-Semites--who are primarily radical Muslims--are anti-Semites at all. "Your father's Nazism is dead," says the political scientist Alexandre Del Valle. "It exists in the heads of three or four alcoholic skinheads." In other words, the new anti-Semitism is not coming from the right.
"The danger that looms over the Jewish community is not the danger that threatened us before," says Gilles William Goldnadel, author of an acute study of recent anti-Semitism, The New Breviary of Hatred. Goldnadel told a crowd at a B'nai B'rith Center in Paris's sixth arrondissement a few nights before the election, "Worry about the right has turned out to be a decoy--in the military sense--to distract us from the real danger. French anti-racists have been parsing the tiniest dictum of Le Pen, while Jewish blood has been spilled by the left in Athens, Istanbul, Rome, Vienna, and Paris." (Particularly by Palestinian terrorists.) There are indications that the government, too, is looking at the wrong target. By the turn of this year, 60 people had been questioned for the hundreds of acts of intimidation. "Only 5 were subject to legal proceedings, being far Right," according to a report prepared by Shimon Samuels of the Wiesenthal Center. "As if the others were not really anti-Semitic and their exactions not just as serious."
There's another way that French politicians can deny that what they are dealing with is an outbreak of anti-Semitism. That is, in the philosopher Pierre-Andre Taguieff's memorable phrase, to "dissolve the anti-Jewish acts in a rising tide of delinquency." French foreign minister Hubert Vedrine told the Wiesenthal Center last June that the anti-Jewish acts were a matter of "suburban hooliganism." (He continues to hold that view.) The French ambassador to Israel, Jacques Huntzinger, called them "only part of the general violence manifested by marginal youth in France."
Since France's foreign policy has for the past half decade been built around its role as a force that would "tame" or "bridle" Anglo-Saxon capitalism, it was clearly an embarrassment that the country was unable to bridle anti-Semitic violence in its own backyard. Ignoring anti-Semitism has the advantage of allowing French politicians to proceed as if nothing has happened. In the first weeks of April, while the worst acts of aggression were occurring, Socialist culture minister Catherine Tasca led a march against the "threat" emanating from Italy's conservative prime minister Silvio Berlusconi, and Jospin warned that Berlusconi could serve as a model for his rival Chirac. (Jospin's suggestions for stopping the actual anti-Semitism, meanwhile, went no further than a generalized crime initiative, the highlight of which was a proposal to reduce the number of shotguns a hunter could legally own from 12 to 6.) In the course of the campaign, only 3 of the 16 candidates--Bayrou, the free-marketer Alain Madelin, and the centrist Corinne LePage--condemned the acts unconditionally.
And this unwillingness to call a spade a spade trickled down. The three boys who burned the synagogue at Montpellier--identified as "Morad," "Jamel," and "Hakim"--denied being anti-Semites, and so did those around them. Everyone interviewed about them in the news was content to call them "classic delinquents." The prosecutor described them as "like a lot of petty delinquents, animated by a spirit of revenge, who try to ennoble their excesses by using a political discourse." This seems to apply to all synagogue-burners, if we're to believe the representative from the local office of the mutual-aid society Cimade, who said, "In Montpellier--as in [the synagogue-burning at] N mes--more and more kids from the projects are identifying the victimization of the Palestinians with their own. It's a simplistic thing, it's not really an ideology."
This would seem to be immunity on grounds of animality--or at least on grounds of ignorance. Such an understanding appalls Goldnadel. "Delinquents?" he asks. "All anti-Semitic thugs are delinquents. Who do they think was burning down Jews' houses on the Russian steppes a hundred years ago? Disgruntled architects?" And with immunity comes impunity. In January, the young men who had vandalized a synagogue in Creteil, outside Paris, were convicted of "general violence" and given a sentence of three months--suspended.
Benladenisation Des Banlieues
The Jewish attacks--it should be plain by now--are the work of the Muslim minority in France. Let no one doubt the delinquency, though. These neighborhoods are becoming single-race areas, inhabited by North African immigrants and their second- and third-generation descendants. They are zones of drug-dealing, political apathy, unemployment (which stands over 35 percent in such places), and violence. Hence law-enforcement agents, mayors, and politicians refer to the most violent among them as zones de non-droit ("lawless areas"), where even the police won't go, except maybe in daylight hours to remove a body. Public powers are resisted with force, and not just the police, who have been targeted for killing by organized "anti-cop brigades." Even firemen, long a beloved class of public servants in France, have been assaulted in housing projects surrounding Paris.
Law enforcement is under-equipped to handle such a challenge. France is supposed to be "the most policed country in Europe," with 130,000 officers--but most of those, thanks largely to a strong union, are employed in administrative or non-beat tasks, with only 10,000 or so available for duty at any given time. According to an expose in Le Point this spring, units from chilly Normandy are even detailed to the Côte d'Azur to help "reinforce" the beaches there. When police do succeed in making arrests, liberal judges often set criminals free, and 37 percent of sentences passed are not even carried out, according to Andre-Michel Ventre, secretary-general of the police chiefs' union.
In fact, it would be accurate to describe "suburban" as the French equivalent of the American adjective "inner-city," except for one difference. France's HLMs and other "sensitive neighborhoods" have become missionary fields for professional re-islamisateurs--proselytizers, usually financed by Saudi Arabia (which occasionally uses Algerian foundations as a pass-through for its funding) or Iran, and sometimes by fundamentalist groups in London. These seek to woo young people of Islamic background to a radical political understanding of Islam.
It is such proselytizing that has led to what French people call la benladenisation des banlieues, the most famous alumnus of which is Zacarias Moussaoui. But he's not alone. The "Arab" suicide bomber who--to protest Arab countries' "preventing their people from launching jihad against the Jews"--blew up a truck full of explosives in front of a synagogue in Tunisia on April 11, killing a dozen German tourists and six others, was a Franco-Tunisian named Nizar Nawar. His family lives in Lyons, where his uncle, too, was arrested in connection with the attack. One of the four terrorists on trial for trying to blow up Strasbourg's synagogue last year has long lived in France. September 11 saw West Bank-style rejoicing incidents in some Arab neighborhoods. There was also a spectacular terrorist incident a week before. On September 2 in the town of Beziers, along the Belgian border, a hoodlum named Safir Bghouia attacked a group of police with a shoulder-held rocket launcher, phoned in death threats to local officials, machine-gunned the local police constabulary, and executed the town's deputy mayor, before he himself was shot dead the next day, dressed in white and howling that he was a "son of Allah."
With London its only rival, Paris is the media and intellectual capital of the Arab world, much as Miami is capital of the Hispanic world. As a result, beyond terrorism, the weight of fundamentalist Islam--and the anti-Semitism that goes along with it--is making itself felt in ordinary French life. According to the literary scholar Eric Marty, one professor of literature at the University of Paris was unable to teach the works of Primo Levi (including the Auschwitz memoir If This Is a Man), because his Arab students booed him out of the classroom. "Kenza," a young beurette who was on the French reality-TV show Loft Story (a sort of NC-17-rated equivalent of Survivor), complains that she got kicked off the show last season because "television is controlled by the Jews." A friend of mine was working out at his gym near Strasbourg and got to talking with a friendly beur about British prime minister Tony Blair. "Don't believe anything Blair says," the man told my friend. "Don't you know his real name is actually Bloch?" (Bloch is a common Alsatian Jewish surname.)
That is not the whole story of Arabo-Muslim France, of course. Claude Imbert, editor of Le Point, admits that French immigration was badly handled under the Socialist presidency of François Mitterrand, but remains "a resolute partisan of immigration." He notes that beurs are among France's most dynamic entrepreneurs. "They're the only ones who have the American-style careers we need," he says. "Taking a pizza delivery with one car and turning it into a big company--that sort of thing." There are others who have courageously stood up against the Islamist wave, like Rachid Kaci, a mayoral aide in Sannois who appeared at a Jewish colloquium east of Paris in mid-April to say, "You have my total solidarity to fight by your side against this new fascism." Kaci urges an Islam cut off from foreign influences, following somewhat the message of Tunisian novelist Abdelwahab Meddeb's cri de coeur, The Sickness of Islam.
And others are seeking to make Islam more open to all Muslims, and more transparent in its sources of funding. That includes Strasbourg's mayor Fabienne Keller, who has put on hold a hard-line, Saudi-sponsored mosque project that was approved by the outgoing Socialist mayor (and Jospin's culture minister) Catherine Trautmann, despite the involvement of foundations that now appear on the U.S. government's terrorist blacklist. In general, France is seeking to create an Islam that is in harmony with the country's secular traditions, which is wholly admirable. Unfortunately, that kind of Islam is going to have to be invented, since it has never existed in 1,300 years. It may, indeed, be a logical contradiction. And it is certainly something that the more radical among France's 6 million to 9 million Muslims--who make up close to half the population of the young in the country's cities, and have a birthrate that outstrips that of non-Muslims by 3-to-1--have no reason to work for.
Which brings us to the real reason the French don't think they have a problem with anti-Semitism, and the reason they're wrong.
Judéophobie
Pierre-Andre Taguieff, director of research at the Center for the Study of French Political Life (Cevipof), has just published a book called "The New Judeophobia" ("La Nouvelle judeophobie, Mille et une nuits," 234 pages, 12 Euros), which lays it out. The ideology on which the new anti-Semitism rests is largely imported. It has its roots in the anti-Western paranoia that all Americans will recognize (without being able to explain) from the banners carried in the Iranian revolution. It is a hybrid of apocalyptic Islam and pre-Nazi Western anti-Semitism of the Protocols of the Elders of Zion type. Taguieff resists the term "anti-Semitism." First, because, as Bernard Lewis has shown, "Semitic" is a linguistic and not a racial term, allowing people to play inane word games with what is happening in France. ("The jeunes / Hamas / Hezbollah can't be anti-Semitic," one reads almost daily in the French press. "They're Semites themselves!") Second, because anti-Semitism is a racial ideology, and today's Jew-hatred is not really a racial ideology. That is why, Taguieff argues, it is so often found in tandem with anti-Americanism.
Taguieff's book is brilliant, and extraordinarily well sourced, and will convince any reader who is not already dug in on Middle Eastern questions. It has also infuriated the French intellectuals at whom it is aimed, because Taguieff's claim is that the two pillars of the new anti-Semitism are anti-Zionism and Holocaust denial. He's right, but this requires some explaining.
The first infuriates the French because they are largely anti-Zionist, to the extent that the word can be used to mean antipathetic to Israel's interests and sympathetic to those of its enemies. Whereas Americans sympathize with Israel in the Middle East conflict by a margin of 41-13, according to a recent Economist poll, the French sympathize with the Palestinians over Israel by the widest margin in Europe, 36-19. What's more, the Middle East conflict has become an absolute obsession among the left-wing intelligentsia, of the sort you'd have to sit in a Socialist party hangout in Strasbourg on a Friday night to believe. Doesn't the citizen of a free country have a right to back whatever side he wants in a foreign war? Of course he does. "Even among Jews," as William Goldnadel says, "You don't have to be a self-hating Jew to view the destiny of the Jews as living in the Diaspora." That's not Taguieff's target. What he is talking about is "mythic anti-Zionism," which treats Zionism as absolute evil, against which only absolute warfare can be raised. In this understanding, Zionism constitutes not just racism but the ne plus ultra of racism.
This is a vision that the French--particularly given the French left's obsession with race, and their history of romantic attachments to Third World guerrillas--are in danger of embracing. The philosopher Alain Finkielkraut notes that, in France, "support for the Palestinian cause is not shaken but reinforced by the indiscriminate violence of Palestinians." In particular danger of embracing this Manichaean view of the Arab-Israel conflict are those who support Third-Worldism, neo-communism, and neo-leftism, whom Taguieff lumps together as the "anti-globalization movement." The Chomskyites, . . . the people who think Empire is a good book. If you ask them why, of all the dozen conflicts the Muslim world is waging against the civilizations it borders on, this one obsesses them (why not Chechnya? why not Sudan? why not Nigeria?), they can give you an answer that stops just this side of anti-Semitism. Israel-Palestine is the one where the "capitalist" world of the West (and, by implication, the Jews who run it) meets the underprivileged victim peoples of the South. Jews thus get to pay the price for the West's depredations since the Middle Ages, most of which they were on the receiving end of.
That, of course, is the great obstacle to this discourse of Jews-as-victimizers : The Jews have been through rather a lot. And that is why denial, or at least minimization, of the Holocaust is an indispensable part of the ideology. Abbé Pierre, a popular priest who became a national hero, lamented in 1991 that "Jews, the victims, have become the executioners." He even embraced the Stalinist-turned-Muslim-radical Roger Garaudy when he was accused of Holocaust-denial. At a pro-Palestinian demonstration at Les Halles in late March, marchers carried a Star of David with a swastika over it, shouting Jihad, Jihad, Jihad. If you walk across the pont des Invalides, you can see, in yellow print on black background, a poster that urges that Ariel Sharon be sent to the Hague to be tried on war crimes :
It's hard to say which is the strangest imposture in the poster: to see "Zionism" ranked next to "Extermination" among crimes, or to see Israel accused of doing in the West Bank what the Nazis did in France. ("Deportation"--whatever that may mean in the context of an anti-terrorist operation in the West Bank--is a word that maintains a terrible resonance for the Jews of France.) At times the superimposition of Nazi German motifs on Israel takes on aspects of a religious vision. Claude Keiflin, a political reporter for the Dernieres Nouvelles d'Alsace who covers Middle Eastern matters for the paper, asked me during an interview, "How could the Jewish people, after having undergone the Holocaust, be putting numbers on the arms of their Palestinian prisoners?"
"What? . . .
You mean tattoos?"
"Yes."
"What?"
"Okay, not engraved in the skin, but, still . . ."
France has laws against Holocaust denial. The current climate shows them to be bad laws, not just because they make free-speech heroes of those who are basically mentally ill, but because they can be violated in spirit with impunity. Such a violation was committed by Jose Bove in the first days of April, when he was expelled from Israel following a visit to Yasser Arafat's compound in Ramallah. Bove, who rose to fame for vandalizing a McDonald's in southern France as a protest against American influence, is not merely the informal leader of the younger French left, the "hero" of the Seattle riots, and the guiding spirit of many of the anti-Le Pen protests that are now raging in Paris; he is also the most charismatic leader of the anti-globalization movement in the world.
It was thus alarming to see Bove, after a pro forma denunciation of anti-Jewish violence, informing viewers of the TV channel Canal Plus that the attacks on French synagogues were being either arranged or fabricated by Mossad. "Who profits from the crime?" Bove asked. "The Israeli government and its secret services have an interest in creating a certain psychosis, in making believe that there is a climate of anti-Semitism in France, in order to distract attention from what they are doing."
Since Bove didn't actually say Jews weren't killed in the Holocaust, it may seem excessive to some readers that B'nai B'rith accused him of negationnisme, or Holocaust denial. But B'nai B'rith is right. They have simply thought about the roots of Holocaust denial a bit more thoroughly than others. For anyone who inhabits Western culture, the Holocaust made that culture a much more painful place to inhabit--and for any reasonably moral person, greatly narrowed the range of acceptable political behavior. To be human is to wish it had never happened. (Those who deny that it did may be those who can't bear to admit that it happened.) But it did. If there's a will-to-anti-Semitism in Western culture--as there probably is--then the Arab style of Judeophobia, which is an anti-Semitism without the West's complexes, offers a real redemptive project to those Westerners who are willing to embrace it. It can liberate guilty, decadent Europeans from a horrible moral albatross. What an antidepressant! Saying there was no such thing as the gas chambers is, of course, not respectable. But the same purpose can be served using what Leo Strauss called the reductio ad Hitlerum to cast the Jews as having committed crimes identical to the Nazis'. They must be identical, of course, so the work of self-delusion can be accomplished. We did one, the Jews did one. Now we're even-steven.
You can see the attractive force in such an ideology. Author Alexandre Del Valle fears that anti-Semitism could also be a binding force, leading to a "convergence of totalitarianisms," of Islamism and the Western anti-globalist left. Elisabeth Schemla, a longtime editor at France's center-left opinion weekly Le Nouvel Observateur who now edits the online newsletter www.Proche-Orient.info, says, "The anti-Semitism of the left is more dangerous than that of the right. They have power in the media, the universities, the associations, the political class." Schemla worries that a third of the candidates in the first round of the presidential election were strongly motivated by the conflict in the Middle East. As such, it is not the strong showing of LePen that is the most alarming development in the first round of the election, but the record-high score of the three Trotskyite parties on the hard left.
Bonifacisme
Last August, Pascal Boniface, a top foreign policy adviser to Lionel Jospin, wrote an open "Letter to an Israeli Friend" that appeared in Le Monde. The echo of the "Letters to a German Friend" that Albert Camus had written in 1943 and 1944 was not lost on Jewish readers. The lawyer Pierre François Veil remarked that if Boniface had wanted to reach an Israeli friend, he could have written to the Jerusalem Post. The letter was, of course, addressed to the Jews of France, and many read a threat in its closing lines: "In France," Boniface wrote, "should it permit too much impunity to the Israeli government, the Jewish community could also be the loser in the medium term. The Arab/Muslim community is certainly less organized, but it will be a counterweight, and it will soon be numerically preponderant, if it is not already."
"I gave my advice not because of the weight of the community but on principle," Boniface said in an interview. The votes of the two communities are about even. Muslims may number as many as 8 million, but only half are citizens. Of the remaining 4 million, 2.5 million are not yet old enough to vote, and of the 1.5 million that remain after they're taken out, over half won't vote. But at a time when Jews were being threatened in the streets of France, it seemed that Jews were not being lectured on electoral clout but outright intimidated: Break your solidarity with Israel, the deal was, and we'll leave you in peace; otherwise, you'll be lopped out of the national community. Boniface is not alone in his opinions; the Coordinated Appeal for a Just Peace in the Middle East (CAPJPO) has asked French Jews to make a "critique of Israeli policy." As Alain Finkielkraut noted, CAPJPO has never asked Muslims to pressure Palestinians to stop their suicide attacks. Boniface was soon being accused of the same thing: making Jews'--but no one else's--membership in the national community contingent on the acceptable behavior of a foreign country. This attitude was given a witty shorthand--bonifacisme--in the Jewish press, which condemned it as a form of anti-Semitism.
"I defy anyone to find a single line in any of my work that is anti-Semitic," said Boniface in an interview. He noted that his opinions were fairly generally held. "My students have changed their opinion, too," he said. "Twenty years ago when Israel invaded Lebanon they were evenly divided. Now they are overwhelmingly pro-Palestine." Lionel Jospin followed Boniface's line throughout his campaign, condemning "communitarianism" and insisting to Jewish, though not to Arab, groups that "we must not import into France the problems of the Middle East." But the "evenhandedness" of Jacques Chirac on communitarian matters was almost worse. During a visit to Paris's grand mosque the week before the vote, Chirac firmly condemned the burning of (many) synagogues (in his own country), but assured the gathered dignitaries that if anyone were to harm a mosque (which no one has done) or a church (like the Church of the Nativity, in another country, where Israeli troops had surrounded Palestinian terrorists holding hostages), it would be equally bad.
And yet "the problems of the Middle East," as Jospin calls them, are all that France wants to think about. It has long alarmed Jews that non-Jews are showing up less and less at their marches. Since October 2000, they have wondered why their fellow citizens were not marching against really existing anti-Semitism in France, the way they used to march against the safely-part-of-history version. ("A demonstration on 13 January 2002 of Jewish leadership assembled in the Creteil synagogue--the latest victim of violence--was marked by the sparseness of non-Jewish sympathizers," noted Shimon Samuels of the Wiesenthal Center. "Indeed, the town's deputy mayor used the occasion to publicly revile the Sharon government and was met by jeers from the audience.")
On April 6, pro-Palestinian marches were held across the country. On April 7, the CRIF, the umbrella group of French Jewish organizations, held a march for Israel. They decided also to march against the anti-Semitic attacks of the preceding days. Three of the 21 members of the CRIF board decided to make only the second part of the march. One of those, Olivier Guland of the Jewish Tribune, complained, "It's the first time Jewish institutions in France have given the impression that the defense of their own interests is not the same as the defense of the Republic's values." The most commonly held sign--"Synagogues brûlées, république en danger"--gave the message that the interests of France and its Jewish community were pretty much identical. But whether that's the message France will get is anybody's guess.
"Traditionally," Alain Finkielkraut wrote in the Jewish monthly L'Arche, "anti-Semites are those French who worship their identity and love one another against the Jews. Contemporary anti-Semitism involves French people who don't like themselves, who have a post-national perspective, who are shedding their 'Frenchness,' the better to identify with the poor of the world. They use Israel to place the Jews in the camp of the oppressors. You have a sort of league between anti-Semitic Islamism and self-disparagement, between repudiation of another and hatred of oneself."
Finkielkraut has for years railed against the dangers of political correctness and the lazy thinking of France's anti-racism movement. His writings often seemed merely a necessary means of saving a political movement from sloppy thinking. But now that that movement is "raising a war machine against the Jews in the name of the excluded," such work seems much more important.
The French left has thoroughly assimilated the lessons of World War II. Maybe too thoroughly. After fantasizing for years about how much braver than their parents they would have been had they lived in 1938, after waiting stylishly for years for a predictably fogey-ish, Vichy-style anti-Semitism so they could combat it according to their anti-racist operator's manual, they suddenly find themselves confronted with evidence that there are at least hundreds of thousands of people in their country who think pretty much as the Al Aksa Martyrs' Brigade does, and millions more whose opinions are anyone's guess. The French left may have idealistic reasons for placing its sympathies with the Palestinians, but it has powerful reasons of expedience, too. Thus far its heart lies with the side that has committed the most violence on French soil.
The most dangerous thing about Jean-Marie Le Pen, who loathes the global economy, distrusts the Jews, and practices gesture politics, is not that he'll get elected. It's that he'll serve as the hate object who unites anti-Western Islamists and anti-Western anti-globalists, who march against him night after night over ideological differences that grow harder and harder to discern. Christopher Caldwell is a senior editor at The Weekly Standard.
© The Weekly Standard, 05/06/2002, Volume 007, Issue 33.
Comportment de l'ambassadeur de France aux E.U.
French Miss 'Opportunity' on the Hill By Nora Boustany
The last-minute decision of French Ambassador Francois Bujon de l'Estang to cancel an appearance at a June 6 forum organized by Sen. Rick Santorum (R-Pa.) for a dozen American Jewish groups as well as for Christian and non-governmental organizations dismayed organizers and participants.
The timing of the forum, to be held at Santorum's office, seemed apt in the aftermath of anti-Semitic attacks in France in recent months and fears of extreme right-wing xenophobia raised by the second-place showing of Jean-Marie Le Pen in the first round of France's presidential election in April.
"We would have asked pointed questions, but it would have been a civil conversation," said one Republican organizer and Jewish participant.
Jesse Hordess, director of the Washington office of the Anti-Defamation League, called it "an unfortunate decision."
The ambassador's withdrawal was conveyed on June 5 in a telephone call from First Secretary Christine Grenier to the staffer in Santorum's office who was coordinating the meeting. The forum was organized jointly by the Senate Republican Conference and the Republican Jewish Coalition, whose mission is to facilitate and increase interaction with the GOP. The Senate Republican Conference is an outreach, not a policy group, in charge of getting the party's message out. It has arranged monthly forums on issues such as the Middle East peace process, energy and faith-based initiatives.
Grenier acknowledges that her English is not flawless. Her response, as understood in Santorum's office, was that Bujon de l'Estang was the ambassador of a sovereign nation who does not have to meet with non-governmental organizations.
Not so, insisted French Embassy spokesman Remi Marechaux. Bujon de l'Estang meets with NGOs all the time, and he met with the Jewish Community Relations Council, which groups 60 organizations, in New York on Jan. 24. More recently, he delivered a speech at the American Jewish Committee's ambassadors' forum on May 10, Marechaux pointed out. His deputy chief of mission delivered a speech at the May 6 congress of the Anti-Defamation League. "Why is this a controversy?" he asked about last week's cancellation.
The ambassador said he would be more than willing to meet with Santorum on the Hill and was willing to meet at the embassy with all the groups listed as attending the forum separately, the spokesman added. The 30 groups invited to the forum are known as the Foreign Policy Coalition and include Jewish and other religious groups, think tanks and human rights organizations.
The forum "appeared to be some kind of hearing at which the ambassador had to testify. An ambassador does not have to address coalition groups on the Hill; he is not a member of the U.S. administration. He is in a different situation. He did not realize that this was going to be such a large forum until he saw the list two days ahead of time," Marechaux noted.
June 6 was not the first proposed date for a meeting. The embassy chose it from a list of four suggested dates after the ambassador pulled out of a May 14 forum with Charles Reese, the State Department's deputy assistant secretary for European affairs, on the subject of anti-Semitism in France. The ambassador had planned to be out of town on May 14, Marechaux explained, and suggested sending another diplomat in his place.
The staffer in Santorum's office confirmed that the French Embassy had inquired on June 4 about the list of participants and let her know on June 5 that Bujon de l'Estang was going to miss it.
The gathering was to focus on European issues of mutual concern, especially President Bush's war on terrorism and Le Pen's electoral showing, the staffer added.
Santorum, at the urging of some groups, issued a terse statement June 6 expressing regret at the cancellation of a meeting he believed "would have benefited all parties."
Hordess of the Anti-Defamation League said he spoke to the organizers and to the French Embassy after the fact. "A French ambassador could reasonably expect he would be asked about anti-Semitism. It's a judgment call. I understand how the ambassador may have felt, but my bottom line is that it was an unfortunate decision by the ambassador and a missed opportunity to explain his country's situation."
© The Washington Post, Wednesday, June 12, 2002.
Relations
Bush- Sharon
par John Podhoretz
Traduit de l'anglais par Marc Delcour spécialement pour Reponses-Israel.
Rencontres Bush-Sharon. La visite clé fut la première.
Le premier ministre Ariel Sharon a rendu visite à la maison Blanche de Bush pour la quatrième fois la semaine dernière. Le premier sujet de la visite de Sharon était le sort et l'avenir du patron de l'autorité palestinienne, Yasser Arafat. Arafat est sous arrestation virtuelle dans la bande de Gaza depuis décembre. Un acte d'humiliation calculé qu'Israël a entrepris avec l'accord de l'administration Bush. Arafat n' a plus été à la Maison Blanche depuis le départ du président Clinton, un changement drastique pour le leader étranger qui fit plus d'apparitions au 1600 Pennsylvania avenue [adresse de la Maison Blanche] durant l'administration précédente que sous toutes les autres.
Les relations entre les USA et Israël ont connu un profond changement depuis les deux derniers mois. Le Département d'État ne restreint plus Israël dans la foulée des attaques terroristes palestiniennes sur des civils. Le blâme sur l'état désastreux des relations israélo-palestiniennes est placé fermement sur le dos de l'Autorité Palestinienne et de Yasser Arafat. Durant son discours sur l'État de l'Union, le président a ajouté les groupes de terreur palestiniennes, le Hezbollah et le Hamas sur la liste des organisations terroristes considérées comme ennemies des USA. La cause ostensible de la nouvelle ligne dure américaine a été la tentative des palestiniens de faire entrer en fraude 50 tonnes d'armement depuis l' Iran, incluant des missiles qui pouvaient bombarder les villes israéliennes, à bord du navire Karine A. Mais durant les mois qui précédèrent la saisie du navire en janvier, Arafat avait déjà empoisonné les relations entre Colin Powell et son envoyé personnel, Anthony Zinni en mentant sur les arrestations de terroristes palestiniens qui furent tués subséquemment alors qu'ils roulaient en liberté sur les routes de Gaza ou de Cisjordanie.
Le tournant en ce qui concerne Arafat a été si brusque, et le ton du gouvernement des USA a été si blessé, qu'il y a certainement d'autres trahisons que nous ne connaissons pas.
Cependant le changement opéré en faveur d'Israël ne peut encore être un simple résultat d'une pique ou d'un choc à la vision des autorités palestiniennes s'armant jusqu'aux dents. Ce changement peut aussi être vu comme le sens propre de la mission de Bush qu' il assume à la suite du 11 Septembre. Les Palestiniens ont engagé une guerre de basse intensité contre Israël depuis presque un an quand Al Quaeda frappa les USA. La conviction profonde de Bush que le terrorisme pose une menace à l'ordre civilisé autour du monde ne peut coexister avec une politique rhétorique traitant des rapports entre une démocratie occidentale et une organisation terroriste déguisée en légitime autorité politique.
Mais les racines de la détermination de Georges W Bush de se tenir aux côtés d'Israël ont été plantées le 1er décembre 1998 quand le gouverneur du Texas était en Israël lors de sa première visite. Ariel Sharon était alors le ministre des affaires étrangères du gouvernement de Benjamin Netanyahu ,et ce jour là il emmena Bush et trois autres gouverneurs républicains en hélicoptère.
Le haut point de la visite d'un dignitaire étranger en Israël consiste en un long tour de Yad Vashem, le mémorial de l'Holocauste de Jérusalem. Les hommes politiques israéliens ont toujours cru au pouvoir magique de la visite de Yad Vashem et de son pouvoir à convaincre les ignorants ou les américains ne connaissant pas de la grandeur de la souffrance des Juifs au cours du siècle passé, et de là, de la nécessité d'un État Juif.
Mais le moments le plus éclairant du voyage de Bush fut son vol en hélicoptère avec Sharon. Sharon n'essaya à aucun moment de mettre en valeur le rôle de victime des Juifs. A la place il montra à George W. Bush et aux autres gouverneurs les simples faits géographiques d'Israël et en fit un argument au sujet des menaces stratégiques et tactiques pesant sur les Juifs à ce moment et dans le futur.
Depuis les airs, une leçon puissante fut donnée au sujet de la géographie implacable du moyen orient et cela ne dura que des minutes. L'État Juif est si petit qu'à certain points il n'y a que 9 miles entre la mer Méditerranée et la Cisjordanie. Il est souvent difficile pour les Américains de comprendre qu'Israël est si petit en regard de la place qu'il prend dans l'actualité internationale. Mais Bush le Texan l'a bien compris. Il a une fois plaisanté dans un discours à l'AIPAC (Comité des Affaires Publiques Amérique-Israël) en disant que certaines chemins privatifs dans les jardins de maisons au Texas sont plus grands.
Les frontières israéliennes avec le Liban au nord sont sous la menace constantes du groupe terroriste Hezbollah. Au nord-est on trouve la frontière avec la Syrie Juste en dessous, la Jordanie, étroite et faible et au delà l'Iran et l'Iraq, grandes et aventureuses. L'Iran paie les Hezbollah pour menacer Israël. Les missiles Scud irakiens tirés sur Israël mettaient 12 minutes pour atteindre leur cible durant la guerre du Golfe.
La proximité de centres de peuplement arabes et juifs rend clairement insoutenable l'idée d'une pure séparation entre les deux peuples. La majeure partie de l'eau qui alimente Israël provient du territoire qui selon la logique des accords d'Oslo deviendrait l'État Palestinien.
Et les arguments selon lesquels Jérusalem pourrait être facilement divisée est un non sens quand vous voyez des quartiers juifs comme Gilo et Maale Adumim depuis les airs. Ils furent construits sur des territoires jordaniens avant 1967 et les Palestiniens les appellent des colonies, mais les comparer à des redoutes constituées de quelques maisons au sommet d'une colline judéenne est ridicule. Ces quartiers sont tellement imbriqués dans la Jérusalem juive qu'il est presque inconcevable de considérer qu'ils puissent être rétrocédés aux Palestiniens.
Bush refusa de répondre aux journalistes durant ce voyage mais ses compagnons de voyage, le futur président du Comité républicain Marc Racicot, et le futur ambassadeur au Canada, Paul Celluci, le firent. Ils déclarèrent qu'ils étaient stupéfaits de voir comme Israël était petit et combien grand était le monde arabe et la population arabe entourant Israël.
La relation soudée entre Bush et Sharon ce jour là peut être une des amitiés les plus inattendues de notre époque, particulièrement si on considère l'attitude de la première Administration Bush envers le sionisme musclé représenté aujourd'hui par Sharon. Mais il n'est pas exagéré de penser que la réaction de Bush aux événements du 11 septembre fut aussi influencée par ce qu'il vit depuis l'hélicoptère de Sharon ce jour là.
L'Amérique a appris le 11 septembre qu 'il n'existe pas de forteresse protégée dans un monde dangereux, même pour une nation entourée de deux océans. C'était tout le message de Sharon sur la position d'Israël trois ans auparavant. Il n'est pas étonnant qu'il résonne particulièrement pour une Amérique, et pour une Administration, plus triste, mais plus avertie que celles qui l'ont précédée.
John Podhoretz est éditorialiste pour le New York Post.
© Copyright The Weekly Standard, 02/18/2002, Volume 007, Issue 22.
Par Oriana Fallaci
QUI
EST Orianna Fallaci?
une feministe,tiers-mondiste, elle a son palmares les interviews de grand
de ce monde(Khadafi, Castro...).Ayant de la sympathie pour la cause
palestinienne (comme tout les europeens et les intectuels gauchistes) et
qui a ouvert les yeux a propos de l'islam apres les attentats du 11
septembre en realisant avec une lucidite elementaire que c'etait les
israeliens qui couraient un danger et non l'islam et les palestiniens
comme on voudrait le laisser croire. Elle a cependant aucune sympathie
particuliere pour Sharon, elle a simplement a l'instar de A.Finkelkraut eu
une analyse logique et objectif sur le conflit, experience a l'appui .
Voici quelques unes de ses citations sur la questions : "la culture
occidentale est supérieure à celle de l'islam et qu'on peut
difficilement parler des mérites du Coran. "
"Le tchador, la polygamie, le fait que les femmes valent moins que
les chameaux, tout cela, écrit-elle, est dans le Coran. «Et si les
femmes sont assez stupides pour porter le tchador, tant pis pour elles.
(...) Si elles sont assez crétines pour accepter d'épouser un sale con
qui veut quatre femmes pour lui tout seul, tant pis pour elles.»
Est-elle Émile ZOLA ressuscité? le FIGARO osera-t-il aujourd'hui publier
ce texte ?
LISEZ-LE
AVEC DELECTATION!
Traduit
de l'italien par Claire Benveniste pour Reponses-Israel.
Je trouve honteux qu'on manifeste en Italie pour des individus habillés en kamikazes qui lancent contre Israël des injures scandaleuses, en brandissant des photos de dirigeants israéliens avec une svastika sur le front, et qui incitent à la haine contre les Juifs. Et qui vendraient leur propre mère pour voir à nouveau les Juifs dans des camps de concentration, dans les chambres à gaz, dans les fours crématoires de Dachau, de Mathausen, de Buchenwald et de Bergen-Belsen.
Je trouve honteux que l'Eglise Catholique permette à un évêque, logé au Vatican, une espèce de faux petit saint qu'on a surpris à Jérusalem avec un arsenal d'armes et d'explosifs cachés dans des compartiments secrets de sa belle Mercédès, de participer à ces manifestations en remerciant par haut-parleur les kamikazes, au nom de Dieu, d'avoir massacré des Juifs dans des pizzerias et des super-marchés. Et qui en parle comme de "martyrs qui vont à la mort comme on va à une fête".
Je trouve honteux qu'en France on brûle des synagogues, qu'on terrorise des Juifs, qu'on profane leurs cimetières, dans la France de la devise Liberté-Egalité-Fraternité. Je trouve honteux qu'en Hollande, en Allemagne et au Danemark, les jeunes portent le keffieh comme les avangardistes de Mussolini portaient les insignes du fascisme. Je trouve honteux que dans presque toutes toutes les universités européennes les étudiants palestiniens fassent la loi et alimentent l'antisémistisme. Qu'en Suisse on ait demandé de retirer à Shimon Peres le prix Nobel qu'il a obtenu en 1994, pour le réserver exclusivement à cette colombe au rameau d'olivier que serait Arafat. Je trouve honteux que les membres éminents du Comité du Prix Nobel, pour qui le mérite devrait l'emporter sur la couleur politique, aient pu prendre en considération cette demande au point d'envisager d'y répondre. Au diable le Prix Nobel et honneur à qui ne le reçoit pas!
Je trouve honteux que les télévisions d'État, en Italie, contribuent à l'antisémitisme, en pleurant sur les morts palestiniens et en passant sous silence les morts israéliens, dont ils ne parlent souvent que de façon expéditive. Je trouve honteux que les télévisions invitent dans leurs débats tant de voyous à turbans et keffieh, de ceux qui se sont réjouis des attentats du 11 septembre et qui aujourd'hui se réjouissent des massacres de Jérusalem, de Haïfa, de Netanya et de Tel Aviv. Je trouve honteux que la presse écrite en fasse autant, et qu'elle s'indigne de voir les chars israéliens cerner l'Eglise de la Nativité, alors qu'elle ne s'indigne pas de savoir que deux cents terroristes palestiniens, dont des chefs du Hamas et d'El Aqsa, armés, avec munitions et explosifs, soient, dans cette église les hôtes non désirés des moines (et qu'ils acceptent, des mains des soldats des chars, des bouteilles d'eau minérale et du miel). Je trouve honteux qu'un journal ait pu dire qu'il meurt plus d'Israéliens dans les accidents de la route (600 en un an) que depuis le début de la seconde Intifada (412).
Je trouve honteux que l'Osservatore Romano, le journal du Pape -- ce Pape qui, il n'y a pas longtemps, a mis dans le Mur des Lamentations une lettre demandant pardon aux Juifs -- accuse d'extermination ce peuple que les Chrétiens ont exterminé par millions. Et les Européens aussi. Je trouve honteux que ce journal dénie aux survivants de ce peuple (dont beaucoup ont encore un numéro tatoué sur le bras) le droit de réagir, de se défendre, de ne pas se laisser exterminer à nouveau. Je trouve honteux que les prêtres de nos paroisses et de nos centres sociaux flirtent avec les assassins de ceux qui ne peuvent plus aller manger une pizza à Jérusalem ni faire des courses sans risquer de sauter, et tout cela au nom de Jésus Christ (un Juif, sans qui aujourd'hui ils seraient tous au chômage). Je trouve honteux qu'ils se rangent du côté de ceux qui ont lancé le terrorisme en semant la mort dans les avions, les aéroports, les Jeux Olympiques et qui aujourd'hui se font un plaisir de tuer les journalistes occidentaux. De les fusiller, de les défigurer, de les décapiter. (Depuis que j'ai publié La Rage et l'Orgueil, j'en connais un en Italie qui voudrait bien en faire autant pour moi. Qui, à coups de citations du Coran, exhorte ses "frères" dans les mosquées et dans les communautés islamiques à me punir au nom d'Allah. A me tuer. Et même à mourir avec moi. Comme c'est quelqu'un qui connaît bien l'anglais, je lui réponds en anglais: "Fuck you").
Je trouve honteux que presque toute la gauche oublie aujourd'hui la contribution que les Juifs ont apportée à la lutte antifasciste (il y a vingt ans, cette gauche a toléré qu'une manifestation syndicale dépose un cercueil, avertissement maffieux, devant la synagogue de Rome). Qu'elle oublie Carlo et Nello Rossi, par exemple, et Leone Ginzburg, Umberto Terracini, Leo Valiani, Emilio Sereni, et des femmes comme mon amie Anna Maria Enriquez Agnoletti fusillée à Florence le 12 juin 1944, et les 75 des 335 qui ont été tués aux Fosses Ardeatines et tous les autres morts sous la torture, au combat ou devant des pelotons d'exécution (amis et maîtres de mon enfance et de mon adolescence). Je trouve honteux aussi que, par la faute de la gauche et surtout par la faute de la gauche, les Juifs aient de nouveau peur dans les villes d'Italie -- cette gauche qui ouvre ses congrès en applaudissant le représentant de l'OLP en Italie, le chef des Palestiniens qui cherchent la destruction d'Israël. Et dans les villes de France, de Hollande, d'Allemagne et du Danemark. Je trouve honteux qu'ils tremblent quand ils voient défiler ces voyous habillés en kamikazes, comme ils tremblaient à Berlin pendant la Nuit de Cristal, qui servit à Hitler à ouvrir la chasse aux Juifs.
Je trouve honteux que le mot de "paix" soit confisqué par ceux qui suivent la mode du Politiquement Correct, cette mode stupide, vile, malhonnête, dont profitent les opportunistes et les parasites. Qu'avec ce mot de "paix", désormais plus dévalué que les mots d'amour et d'humanité, ils puissent pardonner la haine et la bestialité, mais d'un seul côté. Qu'au nom du pacifisme -- ou plutôt du conformisme -- ceux qui il n'y a pas longtemps léchaient les pieds de Pol Pot entraînent aujourd'hui des gens peu informés ou intimidés. En les corrompant, en les faisant régresser un demi-siècle en arrière, à l'époque de l'étoile jaune. Ces charlatans qui se soucient des Palestiniens autant que moi je me soucie d'eux, c'est-à-dire pas du tout.
Je trouve honteux que tant d'Italiens et tant d'Européens aient pris pour porte-étendard "monsieur" Arafat. Cette nullité qui joue les Mussolini grâce aux sous que lui verse la famille royale Séoudite; ce mégalomane qui croit pouvoir passer à la postérité comme le George Washington de la Palestine. Cet illettré qui, lorsque je l'ai inteviewé, n'était pas capable de faire une phrase complète ou de produire un discours articulé. (De sorte que pour publier l'interview j'ai dû prendre sur moi de tout composer et tout écrire; j'en étais arrivée à la conclusion que, par rapport à lui, Khadafi faisait figure de génie). Cet espèce de faux guerrier qui se promène toujours en uniforme, comme Pinochet, sans jamais se mettre en civil, mais qui n'a jamais participé à aucune bataille. La guerre, il la fait faire par les autres, il l'a toujours fait faire par les autres. C'est-à-dire par tous ces pauvres gens qui croient en lui. Cet espèce d'incapable pompeux qui en récitant son rôle de chef d'État a fait capoter les accords de Camp David et la médiation de Clinton: "Non-non-non-je-veux-Jérusalem-en-entier-pour-moi". Ce perpétuel menteur qui n'a des accents de vérité que pour nier le droit à l'existence d'Israël (il ne le dit qu'en privé) et qui se contredit toutes les cinq secondes, comme je le raconte dans mon livre. Qui joue toujours le double jeu et serait capable de mentir même pour vous dire quelle heure il est.
Impossible de lui faire confiance. Jamais ! Il finit toujours par vous trahir. Cet éternel terroriste qui ne sait faire que le terroriste, tranquille et à l'abri et qui entraînait les terroristes de la bande à Baader-Meinhof, dans les années soixante, quand je l'avais interviewé. Et avec eux des gamins de dix ans. Pauvres gamins. Aujourd'hui, il les entraîne à faire les kamikazes. Une centaine de bébé-kamikazes sont en cours de fabrication. Une centaine ! Cette girouette qui garde sa femme à Paris, servie et adulée comme une reine, et qui garde son peuple dans la merde. Il le sort de la merde pour l'envoyer à la mort, tuer et se faire tuer, comme ces jeunes de dix-huit ans qui pour égaler les hommes doivent se garnir d'explosifs et se désintégrer avec leurs victimes. Et pourtant beaucoup d'Italiens l'aiment, vraiment. Comme ils aimaient Mussolini Et beaucoup d'autres Européens aussi.
Je trouve cela honteux et j'y vois la naissance d'un nouveau fascisme, d'un nouveau nazisme. Un fascisme et un nazisme d'autant plus pernicieux et répugnants qu'ils sont répandus par des gens qui font les belles âmes, les progressistes, les communistes, les pacifistes, les catholiques et les chrétiens en général, qui ont le toupet de traiter de bellicistes ceux qui comme moi crient la vérité. Je le sais, et voici ce que j'ai à dire. Moi, je n'ai jamais été tendre envers ce Sharon tragique et shakespearien (qui m'avait dit avec une certaine tristesse, en 1982, lors d'une interview: "je sais bien que vous êtes venue me voir pour ajouter un scalp à votre collection"). Je me suis souvent disputée avec les Israéliens et j'ai défendu les Palestiniens dans le passé. Peut-être même plus qu'ils ne le méritaient. Mais je suis du côté d'Israël, je suis du côté des Juifs. Je suis de leur côté comme je l'étais quand j'étais jeune au temps où je combattais avec eux et où les Anne-Larie mouraient fusillées. Je défends leur droit à exister, à se défendre, à ne pas se laisser exterminer une seconde fois. L'antisémitisme de tous ces Italiens et tous ces Européens me dégoûte, et j'ai honte de cette honte qui déshonore mon pays et l'Europe. Tas de Ponce Pilate, plutôt qu'une communauté d'États. Et même si tous les habitants de cette planète pensent autrement, c'est ce que moi je continuerai à penser.
© Oriana Fallaci, Panorama, 18 avril 2002.
www.desinfos.com ou www.reinfo-israel.com c'est clair non
www.jpost.com l'info, la vraie...
www.phdn.org/ le révisionisme mal moderne
www.antisemitism.org.il/ (en anglais)
www.proche-orient.info Directrice générale : Elisabeth Schemla, rédactrice en chef Nicole Leibowitz.